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L'Onu célèbre son 75e anniversaire sous la menace du coronavirus

Les chefs d'Etats du monde entier se réuniront virtuellement lundi pour célébrer le soixante-quinzième anniversaire des Nations Unies, alors que la pandémie de coronavirus met à l'épreuve l'efficacité et la solidarité des 193 pays membres de l'organisation. /Photo d'archives/REUTERS/Eduardo Munoz

NATIONS UNIES (Reuters) - Les chefs d’Etats du monde entier se réuniront virtuellement lundi pour célébrer le soixante-quinzième anniversaire des Nations Unies, alors que la pandémie de coronavirus met à l’épreuve l’efficacité et la solidarité des 193 pays membres de l’organisation.

Tandis que le COVID-19, apparu en fin d’année dernière en Chine, se répandait dans le monde, forçant des millions de personnes à rester confinées chez elles et portant un coup à l’économie mondiale, les Etats membres se sont repliés sur eux-mêmes et les Nations Unies ont eu du mal à affirmer leur autorité, selon les diplomates.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a déclaré à Reuters que la pandémie avait mis à jour les fragilités mondiales. Il prévoit de dire aux chefs d’Etats qu’il faut qu’ils travaillent ensemble dans un contexte de défis multilatéraux et d’un manque de solutions.

Les quinze membres du Conseil de sécurité ont mis des mois à soutenir l’appel de Guterres à un cessez-le-feu global au profit de la lutte contre le coronavirus, notamment à cause des rivalités entre la Chine et les Etats-Unis.

Les 193 Etats membre de l’Assemblée générale ont seulement adopté un recueil de résolution sur “une réponse exhaustive” à la pandémie plus tôt dans le mois sans toutefois trouver un consensus, les Etats-Unis et Israël s’y étant opposés.

Un appel de fonds de 10,3 milliards de dollars (8,7 milliards d’euros) pour aider les pays les plus vulnérables et dans le besoin n’a pour l’instant recueilli qu’un quart du financement nécessaire. Guterres pousse maintenant pour que l’accès à un vaccin contre le virus soit accessible à tous.

Selon un haut diplomate européen ayant requis l’anonymat, l’Assemblée générale aurait dû agir il y a des mois, mais “le COVID-19 nous a tous frappés et ralentis”.

Michelle Nichols; version française Camille Raynaud

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