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Une nouvelle vague de migrants submerge l'île italienne de Lampedusa

LAMPEDUSA, Italie (Reuters) - Une centaine de migrants a débarqué sur l’île méridionale de Lampedusa dans la nuit de mercredi à jeudi, représentant ainsi la dernière vague d’une série d’arrivées ayant mis à rude épreuve un centre de rétention déjà surchargé.

Une centaine de migrants a débarqué sur l'île méridionale de Lampedusa dans la nuit de mercredi à jeudi, représentant ainsi la dernière vague d'une série d'arrivées ayant mis à rude épreuve un centre de rétention déjà surchargé. /Photo prise le 24 juillet 2020/REUTERS/Mauro Buccarello

Les responsables ont déclaré que les migrants, arrivés de Libye, étaient soit des personnes secourues en mer, soit des personnes n’ayant pas été repérées avant d’atteindre l’île.

L’arrivée de nombreuses petites embarcations, dont certaines ne transportaient pas plus de huit personnes, a porté à près de 1.000 le nombre de migrants ayant atteint l’île depuis la Libye au cours des trois derniers jours.

Une quinzaine de bateaux, transportant quelque 300 migrants, sont arrivés dans la nuit de mercredi à jeudi.

Ces migrants ont ensuite été placés dans un centre de rétention appelé le “hotspot”. Alors que celui-ci est conçu pour accueillir une centaine de personnes, il en abrite actuellement près de dix fois plus.

Cette semaine, les autorités locales ont donc d’urgence ordonné le transfert d’environ 300 migrants vers un autre centre en Sicile.

La récente surpopulation à Lampedusa a également remis l’immigration au centre des questions politiques en Italie.

L’ancien ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, chef de file du parti anti-immigration la Ligue du Nord, a ainsi visité Lampedusa et le “hotspot” mercredi, accusant au passage le gouvernement du président du Conseil Giuseppe Conte de faire preuve de laxisme en matière d’immigration clandestine.

“J’ai hâte de retourner dans un gouvernement avec des gens sérieux afin que je puisse à nouveau fermer les ports pour bloquer les délinquants et les rouvrir aux citoyens respectueux des lois”, a-t-il déclaré à ses partisans sur l’île.

Lorsqu’il était ministre de l’Intérieur dans le gouvernement précédent, qui s’est effondré il y a environ un an, Salvini avait fermé les ports italiens aux navires de secours gérés par les organisations caritatives.

En réponse à ces propos, Enrico Borghi, du parti démocrate actuellement au pouvoir, a accusé Salvini d’être un “démagogue” et a déclaré que le gouvernement actuel n’allait pas “regarder des hommes et des femmes se noyer”.

Mauro Buccarello; version française Charles Regnier, édité par Blandine Hénault

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