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Le G20 valide un moratoire sur la dette des pays pauvres jusqu'à la fin 2020

DUBAI (Reuters) - Les ministres des Finances et les banquiers centraux des pays du G20 se sont accordés mercredi sur un moratoire sur le service de la dette des pays les plus pauvres à compter du 1er mai et jusqu’à la fin de l’année afin de les aider à faire face aux conséquences de l’épidémie de coronavirus en cours.

"Nous nous sommes mis d'accord sur une approche coordonnée avec un échéancier commun fournissant les principales caractéristiques de cette initiative de suspension du service de la dette", écrivent-ils dans un communiqué here publié à l'issue de leur échange en visioconférence consacré à la pandémie qui a contaminé à ce jour plus de deux millions de personnes dans le monde.

Tous les créanciers publics bilatéraux participeront à cette initiative de suspension de la dette, précisent les ministres et banquiers centraux du G20, dont font partie entre autres la France, les Etats-Unis, la Chine et la Russie.

Ils appellent dans le même temps les créanciers privés à s’accorder sur une initiative sur des termes comparables, et demandent aux banques multilatérales de développement d’étudier les moyens de suspendre le service de la dette.

Ce moratoire durera jusqu’à fin 2020 mais la question d’une éventuelle prolongation sera examinée d’ici la fin de l’année, ajoutent les signataires du communiqué, aussitôt salué par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).

L’idée d’un moratoire sur la dette des pays les plus pauvres avait déjà reçu le soutien des pays du G7 mardi mais ces derniers avaient prévenu qu’ils attendaient l’aval de d’autres pays du G20, dont la Chine, principal pays créancier de l’Afrique, en accord avec le groupe de créanciers du Club de Paris.

Selon la France, quelque 76 pays - dont une quarantaine situés en Afrique subsaharienne - sont éligibles à ce moratoire qui pourrait concerner un total de 20 milliards de dollars en 2020.

Dans une interview diffusée mercredi matin sur RFI, Emmanuel Macron avait défendu ce moratoire à même selon lui de laisser “les économies africaines respirer” le temps de la crise engendrée par l’épidémie.

“C’est une étape indispensable et je pense que c’est une formidable avancée”, avait déclaré le chef de l’Etat français. “Maintenant, elle doit précéder d’autres étapes sur lesquelles nous devons travailler, qui sont des étapes de restructuration de la dette africaine”.

Davide Barbuscia et Marwa Rashad, version française Henri-Pierre André et Marine Pennetier

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