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France: Macron souhaite un débat au Parlement sur l'application "Stopcovid"

Emmanuel Macron a souhaité lundi qu'un débat puisse se tenir au Parlement avant le 11 mai sur la question de l'application numérique "Stopcovid" sur laquelle travaille l'exécutif dans le cadre de la lutte contre l'épidémie de coronavirus. /Photo prise le 7 avril 2020/REUTERS/Gonzalo Fuentes

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron a souhaité lundi qu’un débat puisse se tenir au Parlement avant le 11 mai sur la question de l’application numérique “Stopcovid” sur laquelle travaille l’exécutif dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de coronavirus.

“Plusieurs innovations font l’objet de travaux comme une application numérique dédiée qui sur la base du volontariat et de l’anonymat permettra de savoir si oui ou non on s’est trouvé en contact avec une personne contaminée”, a déclaré le chef de l’Etat français dans une allocution radio-télévisée.

“Le gouvernement aura à y travailler mais je souhaite qu’avant le 11 mai (date de la fin du confinemement-NDLR), nos assemblées puissent en débattre et que les autorités compétentes puissent nous éclairer”, a-t-il ajouté. “Cette épidémie ne saurait affaiblir notre démocratie ni mordre sur nos libertés”.

Le gouvernement a confirmé la semaine dernière travailler sur un projet d’application pour smartphone qui permettrait de prévenir les personnes ayant été en contact avec un malade testé positif au coronavirus, assurant que son installation serait volontaire et ne permettrait pas la géolocalisation.

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, plusieurs pays ont franchi le pas à l’image de la Russie, d’Israël ou encore de la Corée du Sud qui ont misé sur le traçage numérique, utilisant dans certains cas les données de géolocalisation au grand dam de leurs détracteurs qui ont dénoncé une atteinte aux libertés.

Signe de la sensibilité du sujet, un document de la Commission européenne vu par Reuters et portant sur une approche paneuropéenne prévoit la destruction des données personnelles dès lors que l’épidémie de coronavirus sera sous contrôle.

Marine Pennetier, édité par Jean-Michel Bélot

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