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France: Les plans de réorganisation des hôpitaux suspendus, dit Ndiaye

A l'Institut Mutualiste Montsouris de Paris. Les plans de réorganisation des hôpitaux sont "suspendus" le temps de l'épidémie de coronavirus et seront "remis à plat" à l'issue de la crise, a confirmé jeudi la porte-parole du gouvernement français Sibeth Ndiaye, refusant toutefois de "préempter" les décisions qui seraient prises à ce moment-là. /Photo prise le 6 avril 2020/REUTERS/Benoit Tessier

PARIS (Reuters) - Les plans de réorganisation des hôpitaux sont “suspendus” le temps de l’épidémie de coronavirus et seront “remis à plat” à l’issue de la crise, a confirmé jeudi la porte-parole du gouvernement français Sibeth Ndiaye, refusant toutefois de “préempter” les décisions qui seraient prises à ce moment-là.

“Dans le moment où le président de la République a annoncé un plan massif d’investissement dans l’hôpital, un plan de revalorisation des rémunérations pour les soignants dans l’hôpital, l il est évidemment normal que tous les plans de réaorganisation soient suspendus pour que lorsque l’intensité de la crise sera retombée, nous puissions à plat examiner quel doit être l’avenir de l’hôpital”, a-t-elle dit sur franceinfo.

A la question de savoir si cela signifiait qu’il n’y aurait plus de fermeture de lits, elle a répondu : “je ne peux pas vous le dire, nous considérons aujourd’hui qu’il devra y avoir un dialogue avec ceux qui travaillent à l’hôpital”.

“Il ne s’agit pas aujourd’hui, alors que nous sommes au coeur de la crise, de préempter ce que sera demain la sortie de la crise et ce que sera demain le plan de revalorisation et d’investissement dans l’hôpital”, a-t-elle ajouté.

La question des plans de réorganisations des hôpitaux a coûté son poste mercredi au directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) du Grand Est, Christophe Lannelongue.

Ses propos tenus la semaine dernière, lorsqu’il avait estimé qu’il n’y avait “pas de raison de remettre en cause” le plan de suppression de 175 lits et de 589 emplois au CHRU de Nancy sur cinq ans, avaient soulevé une vague d’indignation en pleine épidémie qui met à rude épreuve les établissements hospitaliers, notamment dans cette région.

Annoncé par Emmanuel Macron le 25 mars lors d’un déplacement à Mulhouse, le “plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières” pour l’hôpital reste à ce stade encore très flou, notamment en terme de montant et de modalités.

Marine Pennetier, édité par Henri-Pierre André

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