August 27, 2019 / 1:42 PM / 2 months ago

Amazonie: Bolsonaro demande à Macron de retirer ses "insultes"

SAO PAULO (Reuters) - Le président brésilien, Jair Bolsonaro, a demandé mardi à son homologue français, Emmanuel Macron, de retirer ses “insultes”, faute de quoi son pays n’acceptera pas l’enveloppe d’urgence de 20 millions de dollars proposée par les pays du G7 pour aider les Etats amazoniens à lutter contre les incendies en cours.

Le Brésil pourrait accepter l'offre de 20 millions de dollars proposée par les pays du G7 pour éteindre les incendies en Amazonie si le président français Emmanuel Macron retire ses "insultes", a déclaré mardi son président Jair Bolsonaro. /Photo prise le 23 août 2019/REUTERS/Marizilda Cruppe/Amnesty International

Les deux chefs d’Etat se livrent depuis plusieurs jours une guerre de mots, qui a viré à la crise diplomatique.

Jair Bolsonaro a d’abord reproché à Emmanuel Macron d’inscrire les feux en Amazonie à l’ordre du jour du G7 de Biarritz qui s’est tenu de samedi à lundi en l’absence du Brésil, symptôme à ses yeux d’une mentalité “colonialiste”, puis s’est moqué de Brigitte Macron sur Facebook.

Le président français a jugé “tristes” les propos selon lui “irrespectueux” tenus par le président brésilien à l’encontre de son épouse et a dit espérer que le Brésil ait “très rapidement” un président “à la hauteur”.

Auparavant, la France avait accusé le Brésilien de “mentir” sur ses engagements climatiques.

“D’abord, Macron doit retirer ses insultes à mon encontre”, a déclaré mardi le président brésilien à la presse. “Il m’a traité de menteur. Une fois qu’il l’aura fait, alors nous pourrons parler.”

La présidence française n’a pas souhaité faire de commentaire.

Emmanuel Macron a toutefois fait référence à la controverse lors d’un discours à l’Elysée devant quelque 200 ambassadeurs, en évoquant “les inquiétudes, sans doute les maladresses de quelques dirigeants considérant que la souveraineté, c’était au fond l’agressivité”, sans nommer son homologue.

“Quand nous avons des grands événements, nous acceptons avec bonheur et bienveillance la solidarité internationale, parce que c’est un signe d’amitié”, a encore déclaré le chef de l’Etat.

“Mais surtout, a-t-il poursuivi, il y a beaucoup d’autres pays qui ont sollicité notre aide et donc il est important de la mobiliser vite pour que la Colombie, la Bolivie, toutes les régions brésiliennes qui voudraient avoir accès à cette aide internationale puissent l’avoir et puissent reforester rapidement.”

L’offre du G7 a créé des remous au sein même du gouvernement de Jair Bolsonaro, où des voix divergentes se sont exprimées sur l’opportunité d’accepter ou non la somme mise à disposition.

Eduardo Simoes à Sao Paulo et Lisandra Paraguassu à Brasilia avec Michel Rose à Paris, Danielle Rouquié et Simon Carraud pour le service français, édité par Tangi Salaün

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