August 27, 2019 / 9:41 AM / in 2 months

Macron entend capitaliser au plan intérieur sur le succès du G7

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron s’est ménagé “un petit matelas de sécurité dans l’opinion” en relevant le pari du G7, où il a notamment calmé le jeu avec Donald Trump, un atout à l’orée d’une rentrée sociale dominée par la réforme à risque des retraites.

Emmanuel Macron s'est ménagé "un petit matelas de sécurité dans l'opinion" en relevant le pari du G7, où il a notamment calmé le jeu avec Donald Trump, un atout à l'orée d'une rentrée sociale dominée par la réforme à risque des retraites. /Photo prise le 26 août 2019/REUTERS/Christian Hartmann

Retenant les leçons du mouvement de contestation des “Gilets jaunes” qui a secoué la France pendant des mois, le chef de l’Etat et son gouvernement ont placé cette rentrée sous le signe de la “concertation”.

Ainsi Emmanuel Macron a-t-il surpris lundi soir, au sortir du sommet du G7 de Biarritz, en changeant de pied sur les paramètres du futur chantier des retraites et en prônant la “négociation”.

Avec le pari diplomatique réussi du G7, le président de la République a montré qu’il était “en capacité de peser sur le cours des choses” et d’être “présent sur le plan international”. “De ce point de vue, la séquence est réussie”, juge Jean-Daniel Lévy, de l’institut Harris Interactive.

“Face aux grands enjeux à venir, ça lui offre un petit matelas de sécurité dans l’opinion, en particulier chez ceux qui ont voté pour lui et dans les catégories supérieures, qui apprécient d’avoir un président qui sait où il va et qui maîtrise les choses”, a-t-il dit à Reuters.

Au sortir d’un été relativement calme, Emmanuel Macron peut compter sur une cote de popularité stabilisée - deux points de progression à 34% d’opinions positives dans le dernier baromètre Ifop pour Le Journal du dimanche, à un niveau équivalent à celui de l’an dernier à la même époque.

Le chef de l’Etat a expliqué avoir “essayé de faire le maximum” durant le sommet de Biarritz au “nom” des Français.

“RIEN N’EST DÉCIDÉ, RIEN”

“On continuera, c’est ce que j’essaie de faire depuis le début. On n’a pas tout réussi mais je pense qu’on a fait oeuvre utile pour nous, pour l’Europe et pour l’international”, a-t-il déclaré lundi soir sur France 2.

Un ton inhabituel pour un président qui s’est vu par le passé reprocher son arrogance et sa distance avec les Français.

Son plaidoyer pour une réforme des retraites juste et solidaire gomme également l’image de “président des riches” aux inclinations autoritaires.

“Rien n’est décidé, rien”, a-t-il dit sur France 2. “On va la construire tous ensemble, cette réforme”.

Le Premier ministre Edouard Philippe recevra les partenaires sociaux les 5 et 6 septembre prochains. Force ouvrière et la CGT appellent à manifester respectivement les 21 et 24 septembre.

Outre les retraites, la rentrée se cristallisera sur le projet de loi bioéthique susceptible de réveiller le camp conservateur, qui dira son inquiétude le 6 octobre dans les rues de Paris.

Emmanuel Macron jouit également de l’écho ténu des rentrées politiques de l’opposition - Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts et La France insoumise qui ont organisé le week-end dernier leurs “universités d’été”.

Le député LFI Adrien Quatennens a accusé Emmanuel Macron, durant le sommet du G7, de soumettre “la France à une logique, à un modèle avec lequel il faut rompre”.

Les Républicains, qui ont lancé le processus d’élection de leur président, se réuniront le week-end prochain à La Baule (Loire-Atlantique). La rentrée du Rassemblement national est prévue à Fréjus (Var) les 14 et 15 septembre.

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