August 24, 2019 / 12:41 PM / 2 months ago

G7: Canons à eau et gaz lacrymogène contre des manifestants à Bayonne

Les forces de l'ordre ont fait usage samedi soir de gaz lacrymogène et de canons à eau contre des manifestants anticapitalistes et altermondialistes venus faire entendre leur voix à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), non loin de Biarritz où les dirigeants du G7 sont réunis pour trois jours. /Photo prise le 24 août 2019/REUTERS/Sergio Perez

BAYONNE, Pyrénées-Atlantiques (Reuters) - Les forces de l’ordre ont fait usage samedi soir de gaz lacrymogène et de canons à eau contre des manifestants anticapitalistes et altermondialistes venus faire entendre leur voix à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), non loin de Biarritz où les dirigeants du G7 sont réunis pour trois jours.

“Tout le monde déteste la police”, “anti anti anticapitalistes”, ont notamment scandé les manifestants, dont certains ont jeté des pierres en direction des policiers. Un hélicoptère a également été déployé, a constaté un journaliste de Reuters sur place.

En fin de soirée, la préfecture a fait état de 68 interpellations lors des manifestations de la journée, qui ont conduit au placement de 38 personnes en garde à vue. Aucun blessé n’est à déplorer à Bayonne, où aucun commerce n’a été dégradé, a-t-elle aussi précisé.

Au total, plus de 13.000 policiers et gendarmes ont été mobilisés à Biarritz et sa région pour tenter de prévenir tout débordement, notamment des black-blocs, en marge du sommet de trois jours auquel participent 24 chefs d’Etat et de gouvernement et dirigeants d’institutions internationales.

Vendredi, des premiers heurts avaient éclaté, blessant quatre policiers et conduisant à l’interpellation de 17 personnes à Hendaye, selon la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.

Les affrontements à Bayonne contrastent avec le calme observé lors de la marche de trois kilomètres organisée à la mi-journée entre Hendaye (France) et Irun (Espagne) et qui a réuni quelque 15.000 militants - 9.000 selon la police - aux causes hétéroclites, de la défense de l’environnement à celle des droits des homosexuels en passant par la Palestine.

“On est à bloc”, a déclaré à Reuters Alain Missana, un électricien de 48 ans, militant Greenpeace portant un gilet jaune, symbole du mouvement de contestation sociale qui a secoué la France pendant des mois. “On voit la forêt en Amazonie, l’Arctique qui fond. Ils vont nous entendre. On représente encore une force, il ne faut rien lâcher”.

Alfredo Akuna, un ingénieur de 46 ans habitant San Sebastian, a revêtu un costume traditionnel basque pour manifester. “Je ne sais pas si ils vont nous entendre” mais “on va continuer à faire du bruit et finalement ils vont se rendre compte que les gens veulent quelque chose d’autre”, a-t-il dit à Reuters.

Concernant la forêt amazonienne, ravagée par des incendies qui ont suscité l’émotion de la communauté internationale et fait l’objet d’une passe d’armes entre Emmanuel Macron et le président brésilien Jair Bolsonaro, “il y a des mesures qu’il faut prendre et il faut y arriver”, a-t-il aussi considéré.

Avec Marine Pennetier et Emmanuel Jarry à Biarritz, édité par Elizabeth Pineau

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