August 21, 2019 / 8:00 PM / 25 days ago

Macron songe à repenser les méthodes de la police

Emmanuel Macron a jugé mercredi qu'il faudrait probablement revoir les méthodes des forces de l'ordre afin de tirer les leçons notamment du mouvement des "Gilets jaunes", qui a donné lieu selon lui à des "blessures inacceptables" tant chez les policiers que chez les manifestants. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron a jugé mercredi qu’il faudrait probablement revoir les méthodes des forces de l’ordre afin de tirer les leçons notamment du mouvement des “Gilets jaunes”, qui a donné lieu selon lui à des “blessures inacceptables” tant chez les policiers que chez les manifestants.

“Comme président de la République, je me dois aussi de regarder les blessures inacceptables qu’il y a eu durant ces semaines passées, les mutilations, du côté des forces de l’ordre comme du coté de nos concitoyens”, a déclaré le chef de l’Etat lors d’une rencontre avec l’Association de la presse présidentielle.

“Là-dessus, j’ai demandé qu’un bilan soit fait, j’ai entendu les comptes rendus du défenseur des droits (Jacques Toubon-NDLR)”, a-t-il ajouté, promettant de recevoir les spécialistes et les médecins qui l’ont “interpellé” à ce sujet.

“Cela doit nous conduire à repenser sans doute certaines méthodes, en tout cas les relégitimer si besoin était, et considérer que s’occuper de ses forces de police, c’est leur donner les moyens de faire, leur donner le bon repos, les légitimer pleinement dans le rôle qui est le leur”, a encore dit Emmanuel Macron devant les journalistes.

Mais il faut aussi “avoir toujours la même exigence déontologique à leur égard et le même souhait que la justice soit partout et la transparence avec”, a-t-il précisé.

Le débat sur de possibles violences policières a refait surface ces derniers mois, d’abord au plus fort du mouvement des “Gilets jaunes”, au cours duquel plusieurs centaines de policiers et manifestants ont été blessés.

Plus récemment, la mort d’un jeune homme, Steve Maïa Caniço, qui avait disparu à Nantes le 22 juin, en marge de la fête de la musique, a déclenché une controverse sur les conditions d’intervention des policiers cette nuit-là.

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, tenu responsable de ces incidents successifs par une partie de l’opposition, a lancé en juin une réflexion censée aboutir à nouveau “schéma national du maintien de l’ordre”.

Elizabeth Pineau avec Simon Carraud

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