August 6, 2019 / 10:19 AM / 4 months ago

Une garde à vue prolongée après la mort d'un maire dans le Var

Deux hommes ont été placés en garde à vue après la mort du maire de la commune de Signes, près de Toulon (Var), percuté lundi par leur véhicule. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes

MARSEILLE (Reuters) - La garde à vue du conducteur du véhicule qui a mortellement percuté lundi le maire de la commune de Signes, près de Toulon (Var), a été prolongée et celle du passager a été levée, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

La piste de l’acte involontaire est privilégiée par les enquêteurs. Le passager, un apprenti de 19 ans, a été remis en liberté sans qu’aucune charge ne soit retenue à son encontre à ce stade de l’enquête.

La garde à vue du conducteur âgé de 23 ans a été prolongée. Il aurait reconnu avoir involontairement percuté le maire Jean-Mathieu Michel lors d’une manoeuvre de marche arrière de son fourgon.

Les deux suspects sont des ouvriers du bâtiment qui ont été surpris par la victime en train de décharger “de manière sauvage” des gravats sur le bord d’un chemin privé de la commune, a-t-on déclaré de même source, confirmant une information du quotidien Var Matin.

La victime est morte “en tentant d’arrêter un camion venu accomplir des activités illicites”, précise le ministère de l’Intérieur dans un communiqué, ajoutant que “l’auteur a été interpellé”.

Agé de 76 ans, Jean-Mathieu Michel (divers droite) était maire de Signes, une commune de 2.800 habitants, depuis 1983. Son décès a suscité de nombreuses réactions politiques.

Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand (La République en marche), a adressé sur Twitter ses “sincères condoléances” à la famille de l’élu au “nom de l’Assemblée”. Son homologue au Sénat, Gérard Larcher (Les Républicains), s’est dit pour sa part “révolté” par sa mort.

“Le maire n’est donc plus seulement ‘à portée d’engueulade’ quand il se met au service du bien commun...”, a ajouté, toujours sur Twitter, le président du Sénat.

“Rien, absolument rien, ne justifie que l’on puisse mourir en exerçant ses fonctions”, a twitté Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement.

Jean-François Rosnoblet, édité par Myriam Rivet

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