July 26, 2019 / 6:27 AM / 25 days ago

La France ne veut pas renégocier d'accord sur le Brexit, dit Montchalin

La France souhaite "passer l'étape" de l'accord du Brexit avec le nouveau Premier ministre britanniques Boris Johnson pour négocier "calmement" la future relation entre l'Europe et le Royaume-Unie, a dit vendredi la secrétaire d'Etat chargée des Affaires européennes, Amélie de Montchalin (photo). /Photo prise le 1er avril 2019/REUTERS/Philippe Wojazer

PARIS (Reuters) - La France souhaite “passer l’étape” de l’accord du Brexit avec le nouveau Premier ministre britanniques Boris Johnson pour négocier “calmement” la future relation entre l’Europe et le Royaume-Unie, a dit vendredi la secrétaire d’Etat chargée des Affaires européennes.

“On a toujours dit que si le Royaume-Uni veut sortir de l’Union européenne et s’ils veulent le faire de manière ordonnée, ce que nous avons de mieux, c’est l’accord”, a déclarée Amélie de Montchalin sur France 2.

“C’est deux ans de travail entre les équipes de Michel Barnier (le négociateur de l’Union européenne pour le Brexit, ndlr) à Bruxelles et les équipes britanniques pour se dire, point par point, pragmatiquement, de manière réaliste(...) comment il pouvait y avoir un avant, un après”, a-t-elle poursuivi.

“Dans cet accord, on est juste en train de dire : ‘voilà comment on se sépare’”, a-t-elle ajouté. “Ce que j’aimerais faire dans les semaines qui viennent, c’est que nous puissions passer cette étape et négocier, posément, calmement, (...) comment on travaille après.”

“Nous avons envie de travailler avec (Boris Johnson). Et surtout, on en a besoin. C’est un partenaire qui restera un partenaire après le Brexit. C’est un pays qui restera très proche de nous”, a-t-elle précisé.

La secrétaire d’Etat n’exclut pas la possibilité de repousser le délai du 31 octobre imposée par l’Union européenne pour ratifier cet accord, mais sous conditions.

“En diplomatie, si on a des lignes rouges absolues, souvent, ça crée des tensions”, a dit Amélie de Montchalin, mais il faudrait toutefois une “très très bonne raison pour repousser la date”.

Lors de son discours inuagural, jeudi, devant la Chambre des communes, Boris Johnson a adopté un style comparable à celui de Donald Trump, affirmant que l’Accord de retrait conclu en novembre dernier n’était pas acceptable par la Grande-Bretagne.

Le nouveau chef du gouvernement britannique a notamment pointé du doigt la clause de sauvegarde (“backstop”) qui doit, selon lui, être abandonnée pour parvenir à un compromis.

Caroline Pailliez, édité par Pierre Serisier

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