July 16, 2019 / 11:57 AM / a month ago

En Vendée, les "Gilets jaunes" doivent quitter leur "Maison"

La juge des référés du tribunal administratif de Nantes a sommé mardi les "Gilets jaunes" de la Roche-sur-Yon (Vendée) de quitter leur "Maison", une école désaffectée que la mairie voulait récupérer sept mois après l'avoir mise à leur disposition. /Photo prise le 16 février 2019/REUTERS/Stéphane Mahé

NANTES (Reuters) - La juge des référés du tribunal administratif de Nantes a sommé mardi les “Gilets jaunes” de la Roche-sur-Yon (Vendée) de quitter leur “Maison”, une école désaffectée que la mairie voulait récupérer sept mois après l’avoir mise à leur disposition.

En avril, la municipalité avait déjà tenté de faire évacuer l’immeuble, mais un autre juge des référés du même tribunal, parti à la retraite entre-temps, avait rejeté sa requête.

“Les [Gilets jaunes] font valoir, sans être contredits (...), que depuis la mise à disposition de ce bâtiment, plus aucune occupation de ronds-points n’est à déplorer et qu’aux manifestations du samedi dans le centre-ville, ont succédé des marches”, avait-il justifié dans son ordonnance. “Ainsi, l’utilisation de ce bâtiment aurait, selon les défendeurs, contribué à apaiser la situation à La Roche-sur-Yon.”

Lundi, lors de la seconde audience, l’avocat de la mairie avait insisté sur “l’urgence” de libérer les lieux, en raison des “nuisances” pour le voisinage et des “risques d’incendie”.

Les “Gilets jaunes” présents à l’audience avaient quant à eux accusé le maire Luc Bouard, qui a démissionné entre-temps des Républicains, d’avoir “joué un coup politique” en décembre dernier et de “s’être pris les pieds dans le tapis”.

“Sa précipitation s’explique par ses vélléités politiques : avant, il était LR, et désormais il est en passe de rejoindre LREM”, avait déclaré l’un d’eux à l’audience.

Ces locaux “ne respectent aucune des conditions de réception du public”, retient pour sa part la juge des référés dans son ordonnance. “Le non-respect de ces conditions créé un risque pour la sécurité du public accueilli (...) et pour le voisinage.”

“La circonstance que le maire (...) a déclaré le 8 juin 2019, dans un entretien accordé à un journal local, être sur la même ligne politique que le chef du gouvernement, ne permet pas de regarder la décision (...) comme ayant été prise dans un but politique (...) et entachée de détournement de pouvoir”, conclut la magistrate.

Guillaume Frouin, édité par Yves Clarisse

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