July 9, 2019 / 9:21 AM / 4 months ago

Sanctions administratives pour les correcteurs grévistes du bac

PARIS (Reuters) - Des sanctions administratives s’ajouteront éventuellement aux retenues sur salaire pour les professeurs qui ont refusé de corriger les copies aux épreuves du baccalauréat, a déclaré mardi le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer.

Des sanctions administratives s'ajouteront éventuellement aux retenues sur salaire pour les professeurs qui ont refusé de corriger les copies aux épreuves du baccalauréat, a déclaré mardi le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer (photo). /Photo d'archives/REUTERS/Benoit Tessier

Pour protester contre la réforme du lycée engagée par le ministre, certains professeurs, au nombre d’environ 2.000 selon lui sur un total de 175.000, ont pendant un temps bloqué les copies qu’ils devaient corriger dans certaines académies.

Toutes les copies encore manquantes du premier groupe d’épreuves du baccalauréat ont été rapportées lundi par les professeurs grévistes dans les différents centres d’examen, a annoncé le ministère de l’Education nationale.

Mardi à 10h00, l’ensemble des élèves auront été fixés “de manière absolue” sur leur note au bac, a indiqué Jean-Michel Blanquer, qui s’exprimait sur Europe 1.

Les correcteurs considérés comme grévistes verront leur salaire amputé, en l’occurrence avec la “suppression de chaque jour de paye depuis le premier jour où ils auront eu les copies jusqu’au jour où il les ont rendues”, a précisé le ministre.

A ces sanctions pécuniaires, s’ajouteront éventuellement des sanctions administratives qui seront décidées au cas par cas, quand la rétention de copie a été accompagnée par de la contrainte physique.

“Il y a des gens qui sont allés très loin dans leur manière d’agir. Il y a une procédure pour chacun. Chaque personne est un cas particulier. Il n’y a pas de sanctions collective. Chaque cas sera apprécié”, a déclaré le ministre qui a cité le cas de jurys “empêchés de siéger physiquement”.

Il a aussi demandé “une sévérité extrême” vis-à-vis des personnes qui s’adonnent à la violence alors qu’il était interrogé sur un incident impliquant des élèves au lycée Marcel Pagnol d’Athis-Mons dans l’Essonne révélé par Europe 1.

Deux élèves ont été interpellés après avoir frappé le proviseur au visage et menacé de revenir brûler le lycée parce qu’ils avaient échoué au bac.

“C’est évidemment totalement scandaleux. (...) Nous devons une protection aux professeurs et aux chefs d’établissement. (...) Là, il s’agit de violences physiques qui relèvent du domaine pénal. Il faut être d’une sévérité extrême vis-à-vis des personnes qui s’adonnent à une quelconque violence”, a dit le ministre.

Danielle Rouquié, édité par Yves Clarisse

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