July 8, 2019 / 12:25 PM / 3 months ago

France: Plan de lutte contre les pénuries de médicaments

Un plan visant à améliorer l'accès aux médicaments en France grâce à une meilleure circulation de l'information et à une diversification des procédures d'approvisionnement sera installé en septembre, a annoncé lundi la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn (photo). /Photo prise le 11 janvier 2019/REUTERS/Benoit Tessier

PARIS (Reuters) - Un plan visant à améliorer l’accès aux médicaments en France grâce à une meilleure circulation de l’information et à une diversification des procédures d’approvisionnement sera installé en septembre, a annoncé lundi la ministre des Solidarités et de la Santé.

Un comité de pilotage sera chargé de mettre en oeuvre ce progamme, qui prévoit une trentaine d’actions à mener sur quatre ans (2019-2022).

Agnès Buzyn estime que les Français sont “de plus en plus confrontés aux pénuries de médicaments”. Elle appuie son constat sur un sondage BVA pour France Assoc Santé selon lequel un Français sur quatre s’est déjà vu refuser la délivrance d’un traitement par manque de médicament.

Parmi les traitements les plus susceptibles d’être en rupture de stock figurent certains vaccins, des antibiotiques, les antiparkinsoniens et certains anticancéreux, selon la ministre.

En cas de pénurie d’un médicament d’intérêt thérapeutique majeur (MITM), le pharmacien pourra le remplacer par un autre médicament, conformément à ce que prévoit la loi relative à l’organisation et à la transformation de système de santé en passe d’être adoptée par le Parlement, rappelle la ministre lundi dans un communiqué.

De même, un travail sera conduit sur les procédures d’achat de médicaments par les établissements de santé avec notamment un développement du recours aux appels d’offres avec plusieurs attributaires.

Pour mieux faire circuler l’information, la plate-forme «DP-Ruptures», développée par l’Ordre des pharmaciens pour permettre aux officines de signaler les ruptures d’approvisionnement au laboratoire exploitant concerné devra être élargie à “toute la chaîne de distribution” et notamment aux grossistes-répartiteurs et aux dépositaires, indique la ministre.

Il est aussi demandé à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) de refondre son site internet pour le rendre “plus accessible” au grand public.

Danielle Rouquié, édité par Elizabeth Pineau

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