July 7, 2019 / 9:53 AM / 3 months ago

Schiappa promet un "Grenelle" des violences conjugales

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français organisera de septembre à novembre un “Grenelle des violences conjugales” afin de faire émerger de nouvelles mesures permettant de faire reculer ce phénomène, annonce Marlène Schiappa dans le Journal du dimanche.

Le gouvernement français organisera de septembre à novembre un "Grenelle des violences conjugales" afin de faire émerger de nouvelles mesures permettant de faire reculer ce phénomène, annonce Marlène Schiappa dans le Journal du dimanche. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes

La secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes promet de tirer de cette vaste concertation, réunissant pouvoirs publics, associations et familles de victimes, “des choses concrètes, avec un outil d’évaluation sur le long terme”.

L’objectif, notamment, est de faire baisser le nombre de meurtres de femmes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint, qui se sont élevés à 74 depuis le début de l’année, selon le collectif “Féminicides par compagnons ou ex”.

“Nous allons organiser à Matignon un Grenelle des violences conjugales”, déclare Marlène Schiappa.

Le coup d’envoi sera donné le 3 septembre et “ce processus se conclura le 25 novembre pour la Journée contre les violences envers les femmes et l’anniversaire de la grande cause du quinquennat du Président, l’égalité femmes-hommes”, précise-t-elle.

Si nécessaire, ce Grenelle donnera lieu à des circulaires ou des lois contenant “des mesures encore plus efficaces, au plus près du terrain”, selon la secrétaire d’Etat, qui défend par ailleurs l’action de l’exécutif en la matière.

“Depuis deux ans, le gouvernement agit sans relâche”, juge-t-elle.

Emmanuel Macron a été pris à partie à plusieurs reprises ces derniers jours, par le biais de tribunes publiées dans la presse mais aussi d’une manifestation qui a rassemblé samedi, à Paris, plusieurs centaines de personnes.

Dans une tribune publiée jeudi par Le Monde, un collectif de figures féministes a exhorté le chef de l’Etat à prendre “cinq mesures immédiates”, dont la “suspension de l’autorité parentale d’un père meurtrier le temps de l’instruction”, l’ouverture de places d’hébergement supplémentaires et la mise en place d’un “plan de détection systématique des violences à l’hôpital”.

Cent cinquante sénateurs ont en outre poussé un cri d’alarme dans une tribune publiée vendredi dans Libération, estimant qu’”à ce rythme” les femmes tuées seraient “140 à la fin de l’année”, une perspective “inacceptable”.

Selon le ministère de l’Intérieur, 130 femmes sont mortes en 2017 en France à la suite de violences conjugales.

Simon Carraud, édité par Eric Faye

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