July 5, 2019 / 7:21 PM / in 2 months

Taux de réussite de 77,7% au bac, le "chaos" évité selon Blanquer

PARIS (Reuters) - Près de 562.000 lycéens, soit 77,7% des candidats, ont obtenu cette année leur baccalauréat à l’issue du premier groupe d’épreuves, soit 14.300 de moins (-1,1%) qu’en juin 2018, selon des résultats provisoires communiqués vendredi soir par le ministère de l’Education nationale.

Près de 562.000 lycéens, soit 77,7% des candidats, ont obtenu cette année leur baccalauréat à l'issue du premier groupe d'épreuves, soit 14.300 de moins (-1,1%) qu'en juin 2018, selon des résultats provisoires communiqués vendredi soir par le ministère de l'Education nationale. /Photo d'archives/REUTERS/Benoit Tessier

L’édition 2019 du baccalauréat a été entachée par une affaire de fraude () et bousculée par une grève d’enseignants hostiles à la réforme du lycée, qui ont décidé d’une rétention des copies dans certaines académies.

Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, avait décidé de parer aux blocages en autorisant la prise en compte de la note du contrôle continu de l’année scolaire écoulée en cas de copies manquantes dans les matières concernées.

Les résultats acquis le jour de l’examen ne seront retenus que s’ils sont supérieurs à la note du contrôle continu. Dans le cas contraire, la note provisoire deviendra définitive.

Cette année, 723.200 candidats avaient planché à la session de juin, soit 7.800 de moins que l’an dernier : 54% en séries générales, 21% en séries technologiques et 25% en voie professionnelle.

“561.900 candidats sont reçus à l’issue du premier groupe d’épreuves, soit 14.300 de moins qu’en juin 2018. Le taux d’admis à l’issue du premier groupe atteint 77,7 %. Il est en baisse de 1,1 point par rapport à celui de juin 2018”, précise le ministère dans un communiqué.

Au total, 57.400 candidats (7,9%) sont recalés, soit 0,5 point de plus qu’en juin 2018.

Ce sont 103.800 candidats qui pourront se présenter au rattrapage à partir du 8 juillet, soit une hausse de 0,6 point par rapport à 2018.

Jean-Michel Blanquer a défendu la solution d’urgence retenue pour “sauver” le bac 2019, alors que le SNES-FSU, principal syndicat du second degré, a dénoncé un passage en force au mépris du dialogue.

“Si je n’avais pas fait ce que j’ai fait, aujourd’hui les élèves n’auraient pas eu leurs résultats, il y aurait eu un véritable chaos provoqué par une toute petite minorité : nous parlons de 400 personnes sur 175.000 correcteurs”, a-t-il plaidé sur TF1.

Il a précisé qu’”environ 50.000” bacheliers étaient concernés par les dysfonctionnements.

“J’ai cherché à faire qu’ils soient le moins lésés possible”, a-t-il poursuivi.

Le ministre a réaffirmé que “des sanctions” seraient imposées aux enseignants grévistes, sans plus de précisions.

“Il était hors de question de céder à une minorité, on n’impose pas sa loi simplement parce qu’on n’est pas d’accord avec le ministre”, a souligné Jean-Michel Blanquer.

Sophie Louet

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