July 2, 2019 / 4:01 PM / 2 months ago

Transpolis, une ville laboratoire pour inventer la mobilité de demain

A une cinquantaine de kilomètres de Lyon, les 80 hectares de l'ancienne base militaire de Saint-Maurice-de-Rémens ont été transformés en un gigantesque laboratoire expérimental des innovations en matière de mobilité urbaine. /Photo d'archives/REUTERS/Albert Gea

SAINT-MAURICE-DE-RÉMENS, Ain (Reuters) - A une cinquantaine de kilomètres de Lyon, les 80 hectares de l’ancienne base militaire de Saint-Maurice-de-Rémens ont été transformés en un gigantesque laboratoire expérimental des innovations en matière de mobilité urbaine.

    Baptisé Transpolis, ce site unique en Europe reproduit 30 hectares de ville factice avec ses bâtiments, ses ronds-points, ses feux tricolores, ses parkings et 12 kilomètres de rue. Il compte aussi 1,7 km d’autoroute à six voies et 6 km de routes de campagne mis à disposition des industriels de la mobilité et des chercheurs.  

“Cette ville laboratoire révolutionnaire à l’échelle 1 est conçue pour tester les solutions de mobilités urbaines de tous les acteurs impliqués, concepteurs de véhicules, d’infrastructures, de réseaux d’énergie, de télécoms, usagers, collectivités, opérateurs, aménageurs”, a déclaré mardi Stéphane Barbier, directeur général du site à l’occasion de son inauguration. “Mais il permet aussi de la modélisation et de la simulation numérique, des essais de véhicules autonomes et d’équipement de routes, ainsi que des tests d’acceptation par les citoyens de ces innovations.”

    Cette cité fantôme est également équipée de 320 km de fibre optique, de 150 ordinateurs, de centaines de capteurs et d’un réseau en 5G permettant des tests en condition réelles.

    C’est ainsi qu’est expérimentée actuellement par Ericsson la vidéo-protection en temps réel dans les navettes autonomes Navya, un radar à bruit permettant d’identifier dans le trafic les véhicules trop bruyants, des camions de chantiers urbains propres et silencieux, ou encore la faculté de réaction des véhicules autonomes face aux écarts de véhicules classiques, de piétons ou de cyclistes.

   Colas, leader mondial de la construction et de l’entretien des infrastructures de transports, essaye de son côté un revêtement de route équipé de leds nommé Flowell. Inclus dans la chaussée, il est résistant à la fois aux dilatations thermiques et à la charge des véhicules.

“Il permet une signalisation plus visible, mais encore un partage de l’espace entre usagers classiques et livraison par exemple et ou encore le signalement d’une vitesse excessive”, explique Emmanuel Orlianges de chez Colas. C’est là également que Colas a mis au point Wattway, le premier revêtement routier photovoltaïque au monde circulable par tous types de véhicules.

    Le concept de Transpolis a été lacé en 2011 par sept partenaires majeurs (Adetel Group, Aixam, Polaris (USA), Colas, Eve système, Volvo-Renault-Trucks, Vibratec), progressivement rejoint par une série d’autres actionnaires pour arriver aujourd’hui à 25 actionnaires et partenaires privés et publics.

Catherine Lagrange, édité par Yves Clarisse

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