June 18, 2019 / 5:01 PM / in 2 months

Deux homme condamnés pour avoir pendu un mannequin de Macron

Deux hommes qui avaient pendu et frappé un mannequin à l'effigie d'Emmanuel Macron lors d'une manifestation ont été condamnés mardi pour "outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique en réunion" par le tribunal correctionnel de Nantes. /Photo prise le 18 juin 2019/REUTERS/Thibault Camus

NANTES (Reuters) - Deux hommes qui avaient pendu et frappé un mannequin à l’effigie d’Emmanuel Macron lors d’une manifestation ont été condamnés mardi pour “outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique en réunion” par le tribunal correctionnel de Nantes.

Agés de 20 et 52 ans, ils devront pour cela accomplir un “stage de citoyenneté” gratuit d’une durée de deux jours.

Ils n’auront pas de dommages et intérêts à verser à Emmanuel Macron, le président de la République ne s’étant pas constitué partie civile au cours de la procédure ou à l’audience.

Les faits s’étaient produits lors d’un spectacle de “théâtre de rue” qui avait rassemblé 700 personnes sur une place du centre-ville de Nantes. Il mettait en scène le procès du chef de l’Etat et s’était conclu par l’incendie du mannequin, sous les applaudissements des spectateurs et les cris “Macron démission”.

Relayées par une télévision locale et sur les réseaux sociaux, les images avaient provoqué un certain “émoi des élus locaux”, selon l’avocat du prévenu le plus âgé.

“Dans ce pays où la peine de mort a été abolie, on s’apprête malgré tout à procéder à une exécution publique”, a ainsi fustigé mardi à l’audience le substitut du procureur. 

“La liberté d’expression, ce n’est pas pouvoir dire n’importe quoi”, a-t-il encore abondé. “La Cour européenne des droits de l’Homme dit que, dans le domaine de la critique politique, elle ne peut être illimitée et que, quand ça va trop loin, des sanctions par voie pénale peuvent être prononcées.”

“M. Macron n’était pas sur place, l’outrage direct est donc exclu”, avait répliqué l’avocat du plus âgé des deux prévenus pour solliciter une relaxe. “Même si l’Elysée a été avisé - c’est acté en procédure - je ne suis pas sûr qu’il soit au courant de l’existence de ces images... Et il est certainement suffisamment occupé par ailleurs pour les décortiquer.”

Guillaume Frouin, édité par Yves Clarisse

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