June 9, 2019 / 1:35 PM / 5 months ago

Renault-Nissan "essentiel" pour relever les défis technologiques, selon Le Maire

FUKUOKA, Japon (Reuters) - Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a réaffirmé dimanche qu’il était “essentiel” à ses yeux que Renault et Nissan renforcent leur alliance au moment où l’industrie automobile subit l’une des plus importantes mutations de son histoire avec le développement des véhicules électriques et connectés.

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a réaffirmé dimanche qu'il était "essentiel" à ses yeux que Renault et Nissan renforcent leur alliance au moment où l'industrie automobile subit l'une des plus importantes mutations de son histoire avec le développement des véhicules électriques et connectés. /Photo prise le 9 juin 2019/REUTERS/Toshifumi Kitamura

S’exprimant à l’issue d’une réunion des ministres des Finances du G20 à Fukuoka, dans le sud du Japon, Bruno Le Maire a estimé que les synergies dégagées par Renault et son partenaire Nissan contribueraient à ce que les deux groupes soient dans le peloton de tête de cette révolution technologique du 21e siècle.

“L’objectif de l’Etat français (....) a toujours été depuis le début de renforcer l’alliance entre Renault et Nissan. (...)”, a-t-il déclaré à la presse.

“Il est essentiel, non seulement de préserver, mais de renforcer cette alliance. (...)”, a-t-il ajouté en précisant que les modalités de ce renforcement relevaient des dirigeants de Renault et Nissan.

“Quand nous regardons ces 20 dernières années, nous voyons que cette qualité de Renault a été renforcée par le partenariat avec Nissan dans le cadre de l’alliance qui a été mise en place il y a 20 ans”, a-t-il souligné.

Dans un entretien accordé la veille à l’Agence France Presse, le ministre de l’Economie avait déclaré que l’Etat français était prêt à réduire sa participation de 15% dans le groupe au losange afin de conforter l’alliance avec Nissan..

Ces déclarations interviennent quelques jours après l’annonce du retrait par Fiat Chrysler (FCA) d’une offre de fusion de 30 milliards d’euros avec Renault, le constructeur italo-américain jugeant que les “conditions politiques en France” n’étaient pas réunies.

L’Etat français, principal actionnaire de Renault, avait accueilli favorablement cette offre mais avait demandé à FCA une série de garanties portant notamment sur le maintien des usines et de centres de décision en France ainsi que sur la gouvernance.

Bruno Le Maire n’a pas précisé s’il discuterait du sujet de la participation de l’Etat dans Renault avec ses homologues japonais lors d’une visite à Tokyo lundi.

“C’est un horizon de long terme. Pour le moment, il est sage de s’en tenir à l’horizon de court et de moyen terme”, a-t-il observé, en précisant que le renforcement de l’alliance était la première étape de court terme avant une éventuelle consolidation ou fusion industrielle, “priorité de moyen terme”.

“Il y aura nécessité de consolidation industrielle”, a dit le ministre. “Ça ne peut être que la deuxième étape après ce renforcement de l’alliance”, a dit Bruno Le Maire.

“Il va de soi que s’il y a un projet de consolidation et notamment de fusion, (...) il faut que les deux partenaires soient d’accord. C’est un respect de notre part du partenaire japonais, un respect de Nissan, de dire que si nous nous engageons dans cette fusion, dans un projet de consolidation, il est bon que les deux partenaires, Renault comme Nissan soient pleinement associés et engagés (...)”, a-t-il ajouté.

La visite de Le Maire au Japon intervient dans une période de relations tendues entre Renault et Nissan, après l’arrestation de l’ancien patron et architecte de l’alliance, Carlos Ghosn, en novembre dernier.

L’Etat français a indiqué cette semaine qu’il déposerait une plainte, après les conclusions d’un audit de Renault mettant en cause la gestion d’une filiale néerlandaise de Renault-Nissan, RNBV, et des dépenses engagées par cette société à hauteur de 11 millions d’euros.

Dans ce montant figurent le surcoût de déplacements en avion et d’autres dépenses de l’ex-PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, ainsi que des dons à des organismes à but non lucratif.

Dans un communiqué, les avocats français de Carlos Ghosn se disent surpris par cette décision de l’Etat sans que le principal intéressé puisse fournir sa version.

“Monsieur Ghosn a déjà exprimé sa détermination de fournir tous les éclairages nécessaires, pour autant que l’on prenne la peine de lui permettre de s’exprimer”, écrivent-t-il dans un communiqué diffusé dimanche.

Bruno Le Maire se rendra lundi à Tokyo pour rencontrer des chefs d’entreprise et des responsables gouvernementaux, dont le ministre des Finances, Taro Aso.

Avec Danielle Rouquié à Paris; Jean-Michel Bélot pour le service français

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