June 5, 2019 / 3:41 PM / 5 months ago

Quatre corps et 11 tonnes de déchets redescendus de l'Everest

Des alpinistes népalais ont récupéré quatre corps et onze tonnes de déchets (photo) sur les pentes de l'Everest et le long de l'itinéraire menant au camp de base du sommet le plus élevé de la planète. /Photo prise le 5 juin 2019/REUTERS/Navesh Chitrakar

KATMANDOU (Reuters) - Des alpinistes népalais ont récupéré quatre corps et onze tonnes de déchets sur les pentes de l’Everest et le long de l’itinéraire menant au camp de base du sommet le plus élevé de la planète, a annoncé mercredi le gouvernement.

Les alpinistes redescendant de l’Everest se plaignent que ses pentes soient couvertes d’excréments humains, de bouteilles d’oxygène vides, tentes déchirées, cordes et autres canettes et sacs en plastique abandonnés par les grimpeurs, un spectacle de plus en plus embarrassant pour le tourisme népalais.

Ces déchets, ainsi que les corps de quelque 300 alpinistes disparus ces dernières décennies pendant l’ascension des 8.850 m du sommet, sont enfouis sous une épaisse couche de neige l’hiver mais réapparaissent l’été.

En avril et mai, une équipe de nettoyage composée de 20 sherpas népalais a collecté cinq tonnes de déchets dans les camps situés au-dessus du camp de base, à 5.200 m d’altitude, et six autres tonnes en contrebas, a déclaré Dandu Raj Ghimire, du ministère népalais du Tourisme.

“Malheureusement, certains sacs de déchets ramassés autour du col Sud (entre l’Everest et le Lhotse, un autre sommet de plus de 8.000 m, NDLR) n’ont pas pu être redescendus en raison du mauvais temps”, a-t-il précisé dans un communiqué.

Les quatre corps récupérés par les sherpas n’ont pas été identifiés et on ne sait pas depuis combien de temps ils étaient sur les pentes du Toit du monde, a dit à Reuters le coordinateur de la campagne de nettoyage, Nim Dorjee Sherpa.

Deux d’entre eux étaient près de la redoutable cascade de glace du Khumbu et les deux autres au camp III (7.200 m).

Neuf alpinistes ont perdu la vie sur les pentes népalaises de l’Everest au mois de mai et deux autres côté tibétain, faisant de 2019 l’année la plus meurtrière dans l’Himalaya depuis 2015.

Gopal Sharma; Tangi Salaün pour le service français

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