May 30, 2019 / 7:48 AM / 6 months ago

Brexit: Philip Hammond voterait contre un divorce sans accord

LONDRES (Reuters) - Le ministre britannique des Finances Philip Hammond a laissé entendre jeudi qu’il pourrait voter contre la proposition d’un futur Premier ministre qui tenterait de parvenir à un Brexit sans accord avec l’Union européenne.

Le ministre britannique des Finances Philip Hammond a laissé entendre jeudi qu'il pourrait voter contre la proposition d'un futur Premier ministre qui tenterait de parvenir à un Brexit sans accord avec l'Union européenne. /Photo prise le 26 mai 2019/REUTERS/Jeff Overs

Plusieurs candidats sont en lice pour succéder à la chef du gouvernement Theresa May qui a annoncé sa démission sans être parvenue à faire accepter par la Chambre des communes son projet d’Accord de retrait conclu en novembre avec les Européens.

Ces candidats ont rappelé que le Royaume-Uni avait jusqu’au mois d’octobre pour sortir du bloc communautaire, et ce, avec ou sans accord. Dans ce contexte, l’opposition travailliste pourrait déposer une motion de censure contre le gouvernement.

“Je suis parlementaire depuis 22 ans et je n’ai jamais voté contre la ligne conservatrice. C’est donc quelque chose que je ne ferai pas à la légère, ni de bon coeur. Mais il me semble très clair que l’intérêt national dépasse l’intérêt partisan”, a dit Hammond sur la chaîne Sky News.

“Si je suis confronté à un choix délicat, je ferai ce que je crois être dans l’intérêt du pays”, a-t-il ajouté.

L’annonce du départ de Theresa May a accentué la crise politique ouverte par le Brexit. Le nouveau chef du gouvernement devrait entrer en fonction d’ici la fin du mois de juillet.

Les élections européennes remportées par le Parti du Brexit de Nigel Farage ont accentué la pression qui va peser sur la future équipe dirigeante, laissant craindre une confrontation avec l’Union européenne et ouvrant potentiellement la porte à des élections législatives anticipées.

DES CONSÉQUENCES COMPARABLES À UN CHOC PÉTROLIER

L’ancien ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, qui fait partie des favoris pour s’installer au 10 Downing Street, a rappelé que le pays avait jusqu’au 31 octobre pour quitter l’UE.

“Nous devons nous débarrasser du spectre du ‘no-deal’”, a déclaré Philip Hammond sur la BBC. “Sortir sans accord aurait de très mauvaises conséquences pour l’économie”.

“Je ne suis pas certain que les gens ont nécessairement compris quel risque nous prendrions, pas seulement pour notre économie mais également pour l’avenir de notre précieux Royaume-Unis si nous sortions sans accord”, a-t-il poursuivi.

Le Royaume-Uni devait quitter l’UE le 29 mars mais a obtenu un délai pour tenter de trouver un compromis après le rejet, à trois reprises, par les députés britanniques du projet de retrait défendu par Theresa May.

Un divorce sans accord signifierait que la sortie des Britanniques se ferait de manière abrupte et sans transition. Pour le gouverneur de la banque d’Angleterre, Mark Carney, cette absence de transition serait comparable au choc pétrolier des années 1970.

Plusieurs candidats à la succession de Theresa May se sont exprimés ces derniers jours pour demander une nouvelle négociation de l’accord de retrait.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a de nouveau exclu cette possibilité.

Pierre Sérisier pour le service français

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