May 23, 2019 / 3:28 PM / 3 months ago

EUROPÉENNES: Le pari de Wauquiez déjà gagné, juge Geoffroy Didier

PARIS (Reuters) - Laurent Wauquiez a réussi son pari aux élections européennes quel que soit le score de la liste Bellamy, juge le directeur de campagne des Républicains à trois jours de ce scrutin crucial pour la droite après la débâcle de la présidentielle de 2017.

Laurent Wauquiez aux côtés de François-Xavier Bellamy. Laurent Wauquiez a réussi son pari aux élections européennes quel que soit le score de la liste Bellamy, juge le directeur de campagne des Républicains à trois jours de ce scrutin crucial pour la droite après la débâcle de la présidentielle de 2017. /Photo prise le 21 mai 2019/REUTERS/Emmanuel Foudrot

“La droite dans cette campagne s’est réveillée, elle a montré qu’elle n’était pas morte, il y a eu un sursaut”, estime Geoffroy Didier, interrogé jeudi par Reuters.

Les Républicains sont crédités d’environ 14% des intentions de vote, un total historiquement faible compte tenu de leurs antécédents aux échéances européennes, mais suffisant, s’il se confirme, pour éviter la déroute complète que leur promettaient certains instituts avant le démarrage de la campagne.

Désormais, “quelle que soit l’issue du scrutin, Laurent Wauquiez a gagné son pari”, selon Geoffroy Didier, en septième position sur la liste conduite par François Xavier-Bellamy.

“Il a choisi et ensuite imposé, malgré les nombreuses résistances et réserves, François-Xavier Bellamy, qui fait aujourd’hui l’unanimité”, poursuit-il.

Globalement, la campagne est “réussie dans la mesure où, quelle que soit l’issue du scrutin, nous avons d’ores et déjà atteint plusieurs objectifs”, juge encore l’eurodéputé sortant. “Le premier, c’est de réunir la droite, ça ne semblait pas du tout gagné il y a quelques semaines encore.”

Le temps de cette campagne, Les Républicains ont en effet mis en sourdine leurs divisions rituelles, la plupart des hauts cadres ayant choisi de faire bloc autour de la tête de liste.

Ils ont également vu revenir à eux certains grands élus tentés par le macronisme, comme les maires de Reims, Toulouse et Nice - respectivement Arnaud Robinet, Jean-Luc Moudenc et Christian Estrosi -, autant de ralliements qu’ils interprètent comme un présage favorable à un an des municipales.

“Deuxièmement, ce que nous avons déjà réussi à faire, là encore quelle que soit l’issue du scrutin, c’est de recréer un partenariat avec le centre, ce qui n’était pas non plus évident”, toujours selon Geoffroy Didier, en référence à l’alliance conclue avec Les Centristes de Hervé Morin.

Une partie du centre-droit, sous l’égide de Jean-Christophe Lagarde (UDI), fait toutefois liste à part et une autre, incarnée par Jean-Pierre Raffarin, soutient la majorité.

“Il y a autre chose qui me frappe, c’est l’affluence dans les salles”, se félicite Geoffroy Didier. “Beaucoup de militants de droite n’imaginaient pas, deux ans après la défaite de 2017, qu’ils allaient revivre une telle ferveur aussi vite.”

Pour autant, l’après 26-mai “ne sera pas un chemin de fleurs”, “Laurent Wauquiez a toujours dit que la reconstruction durerait cinq ans”, souligne Geoffroy Didier, qui refuse de se donner un objectif en pourcentage ou en nombre de sièges.

L’UMP, pas encore rebaptisée LR, avait recueilli 27,88% des suffrages aux européennes de 2009 et 20,81% à celles de 2014.

Simon Carraud, édité par Yves Clarisse

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