May 20, 2019 / 8:52 AM / 5 months ago

Européennes: Bannon n'a "aucun rôle" dans la campagne, dit le Pen

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen a réfuté lundi tout rôle de l’Américain Steve Bannon, ex-stratège de Donald Trump, dans la campagne du Rassemblement national aux élections européennes de dimanche.

Marine Le Pen a réfuté lundi tout rôle de l'Américain Steve Bannon (à gauche sur la photo), ex-stratège de Donald Trump, dans la campagne du Rassemblement national aux élections européennes de dimanche. /Photo d'archives/REUTERS/Pascal Rossignol

La présence en France de l’idéologue controversé, qui séjourne dans un palace parisien, est devenue ce week-end un sujet de campagne, La République en marche (LaRem) dénonçant l’influence qui lui est prêtée sur le parti d’extrême droite.

“Il n’a aucun rôle dans la campagne”, a déclaré, sur franceinfo, Marine Le Pen, qui dit avoir appris la venue de Steve Bannon par la presse.

“Il est à Paris pour des affaires puisqu’il est en train de vendre une de ses sociétés à une grande banque française, donc ça n’a strictement rien à voir avec la campagne”, a poursuivi la députée du Pas-de-Calais.

Sa formation ne s’est jamais cachée d’entretenir des contacts informels avec ce “populiste” revendiqué, congédié de la Maison blanche en août 2017, notamment via le député Louis Aliot et l’ex-député UMP Jérôme Rivière.

Sur franceinfo, la présidente du RN a dit l’avoir rencontré pour la dernière fois il y a trois mois environ.

“Nous nous sommes rapprochés pour deux raisons de Steve Bannon, d’abord parce que c’est un conseiller politique qui est remarquablement intéressant”, a-t-elle justifié. Par ailleurs, “nous nous sommes rapprochés de lui car c’est un ancien financier et nous cherchions une banque européenne pour pouvoir trouver un financement”, a ajouté Marine Le Pen.

Le RN a également sollicité son expertise en matière de levée de fonds, a-t-elle encore dit.

Invité de BFM TV à la même heure, Steve Bannon s’est présenté comme un simple “observateur”.

Dimanche, ministres et responsables de LaRem ont accusé leur principal adversaire d’être sous la coupe des Etats-Unis de Donald Trump mais également de la Russie de Vladimir Poutine - un procès nourri par le scandale russe éclaboussant le FPÖ, allié autrichien du RN.

“Complotisme”, a rétorqué Marine Le Pen, dénonçant une “accusation (...) totalement folle, qui démontre la panique en réalité de la campagne En marche, d’une violence tout à fait inouïe, qui viserait à faire croire que nous sommes des agents américains”.

Dans les sondages, la liste conduite par Nathalie Loiseau au nom de La République en marche (LaRem) et du Modem et celle du RN, emmenée par Jordan Bardella, sont au coude-à-coude, un peu au-dessus de 20% des intentions de vote, avec un léger ascendant en faveur de cette dernière.

Simon Carraud, édité par Yves Clarisse

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