May 16, 2019 / 11:01 AM / 3 months ago

80km/h: Philippe favorable à un assouplissement assorti de garde-fous

Edouard Philippe a déclaré jeudi ne voir aucun "inconvénient" à laisser aux présidents de conseil départementaux le choix d'appliquer ou non la limitation de la vitesse à 80 km/h tant que cette faculté est assortie de mesures garantissant le plus "haut niveau de sécurité routière possible". /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

PARIS (Reuters) - Edouard Philippe a déclaré jeudi ne voir aucun “inconvénient” à laisser aux présidents de conseil départementaux le choix d’appliquer ou non la limitation de la vitesse à 80 km/h tant que cette faculté est assortie de mesures garantissant le plus “haut niveau de sécurité routière possible”.

Portée par le Premier ministre, la réduction de la vitesse de 90 à 80km/h sur les routes secondaires - soit 40% du réseau routier français - est entrée en vigueur le 1er juillet 2018 et doit permettre selon l’exécutif de sauver jusqu’à 400 vies par an.

Cette mesure, qui fera l’objet d’une évaluation en juillet 2020, est vivement contestée et sa suppression figure parmi les revendications des “Gilets jaunes” qui manifestent depuis le 17 novembre.

Face à la fronde, Emmanuel Macron a ouvert la porte sous conditions mi-janvier lors du grand débat national à de possibles aménagements sans donner plus de détails.

Début avril, lors de son passage au Sénat - majoritairement à droite -, le projet de loi sur les mobilités a été amendé afin de donner aux présidents de conseils départementaux et aux préfets la possibilité de relever par endroits cette limitation de la vitesse.

“Si les présidents des conseils départementaux souhaitent prendre leurs responsabilités, je n’y vois aucun inconvénient”, a déclaré Edouard Philippe sur franceinfo.

“Mais je souhaite que dans le texte (de retour devant l’Assemblée nationale-NDLR), cette faculté soit systématiquement assortie de mesures ou d’examens qui permettent de garantir le plus haut niveau de sécurité routière possible”, a-t-il ajouté.

“Je suis attaché à ça et je suis persuadé que les présidents des conseils départementaux le sont aussi. Ce sont des décisions qui sont lourdes, qu’il faut assumer et qu’il faut assumer en conscience”, a-t-il poursuivi.

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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