May 15, 2019 / 11:14 AM / 7 months ago

Européennes: Le Pen se défend d'avoir fait un signe suprémaciste

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen s’est défendue mercredi d’avoir fait un signe de ralliement des suprémacistes blancs sur une photo où on la voit poser avec un parlementaire estonien d’extrême droite.

Marine Le Pen s'est défendue mercredi d'avoir fait un signe de ralliement des suprémacistes blancs sur une photo où on la voit poser avec un parlementaire estonien d'extrême droite. /Photo prise le 14 mai 2019/REUTERS/Ints Kalnins

Sur ce cliché, qui est apparu mardi sur les réseaux sociaux, la présidente du Rassemblement national (RN) forme un cercle en joignant le pouce et l’index de la main gauche au côté de Ruuben Kaalep, qui fait le même geste.

“C’est le signe des plongeurs international qui veut dire ‘ok, tout va bien’”, a-t-elle déclaré sur France 2, ajoutant qu’il arrivait à Emmanuel Macron “et toute une série de gens” de prendre la même pose.

Ces dernières années, l’extrême droite américaine, notamment sa frange suprémaciste, a détourné ce symbole, devenu un signe de ralliement de ses adeptes. Sur une photo prise après son arrestation, on peut voir l’auteur des tueries de Christchurch (Nouvelle-Zélande), qui a fait 51 morts le 15 mars dans deux mosquées de la ville, joindre lui aussi le pouce et l’index.

“Ce n’est pas parce qu’une personne utilise ce signe-là qu’on peut changer ce qu’il veut dire, c’est ridicule”, s’est défendue Marine Le Pen, tout en faisant le lien avec l’imminence des élections européennes, programmées le 26 mai.

“J’ai l’impression que c’est un festival d’attaques là, dans cette fin de campagne”, a-t-elle dit. “Plus les attaques se rapprochent, plus elles sont ridicules.”

Dans la perspective des européennes, Marine Le Pen a fait escale à Tallinn, mardi, pour y rencontrer notamment les dirigeants du parti d’extrême droite local, EKRE, qui est entré le mois dernier au gouvernement à la faveur d’une coalition avec deux autres formations, une centriste et une conservatrice.

Dans une interview au Monde, publiée mercredi, la tête de liste du camp présidentiel, Nathalie Loiseau, a fustigé cette proximité avec l’extrême droite estonienne.

“Marine Le Pen s’est rendue à Tallinn (...) pour rencontrer le ministre de l’Intérieur, qui a des gestes de suprémaciste blanc américain, qui dit ‘Black must go back’ ou qu’une femme de plus de 27 ans n’ayant pas d’enfants est un déchet de la société”, a dit l’ex-ministre des Affaires européennes.

Ces commentaires, en substance, sont en réalité signés du ministre des Finances, Martin Helme, qui se trouve être le fils du ministre de l’Intérieur.

Lors de leur prestation de serment devant le Parlement, fin avril, les deux hommes ont fait le geste du pouce et de l’index joints, qu’ils présentent également comme anodin.

Simon Carraud avec Tarmo Virki à Tallinn, édité par Yves Clarisse

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