May 6, 2019 / 5:21 PM / 4 months ago

Les éleveurs de brebis de Pyrénées en colère contre les ours voraces

BORDEAUX (Reuters) - Une centaine d’éleveurs de brebis se sont rassemblés lundi devant la préfecture de Pau (Pyrénées-Atlantiques) pour protester contre la réintroduction des ours qui ont tué il y a quelques jours deux brebis et un porc noir dans les Pyrénées.

Une centaine d'éleveurs de brebis se sont rassemblés lundi devant la préfecture de Pau (Pyrénées-Atlantiques) pour protester contre la réintroduction des ours qui ont tué il y a quelques jours deux brebis et un porc noir dans les Pyrénées. /Photo d'archives/REUTERS/Benoit Tessier

Ce rassemblement à l’appel de la Fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne avait été organisé juste avant une réunion de la commission destinée à évaluer les dégâts occasionnés par les ours et les loups et leur indemnisation.

    “Ça commence fort. On est début mai, la transhumance n’a pas commencé que ça tape déjà. Les premiers d’entre nous commencent à monter le week-end prochain dans les estives. Tout le monde a peur”, a dit à la presse Jean-Pierre Pommiès, éleveur à Larrau (Pays basque), où une brebis a été vraisemblablement victime de Claverina, une des deux ourses slovènes réintroduites dans le Béarn à l’automne dernier.

“Ce qui se passe, on l’avait prédit. Des décennies qu’on explique pourquoi on ne veut pas de ces réintroductions d’ours slovènes parce que ça ne fonctionne pas avec notre élevage.”

C’est le troupeau du maire de Larrau, Jean-Marc Bengochea, qui a été victime de l’attaque. “La colonne vertébrale était cassée en deux, ce qui est typique d’une attaque d’ours”, a-t-il dit, rappelant qu’il avait appris que l’ourse Claverina, déjà responsable de la mort d’une brebis côté espagnol, se trouvait sur la commune de Larrau au moment de l’attaque.

     Sorita, une deux ourses réintroduites dans le Béarn à l’automne, a été vue dans les Hautes-Pyrénées il y a quelques jours avec ses deux oursons. Claverina avait pour sa part hiverné en Aragon côté espagnol.

    Goiat, un ours lâché dans les Pyrénées catalanes espagnoles, est lui mis en cause dans la mort le week-end dernier d’une brebis et d’un porc noir dans les Hautes-Pyrénées.

    Les éleveurs demandent que Goiat soit capturé et reconduit en Catalogne espagnole et que Claverina et Sorita soient installées où elles avaient été relâchées, près d’Oloron-Sainte-Marie, où la mairie et des éleveurs “veulent bien d’eux”.

    La tension était montée à la fin du mois d’août à Etsaut, où les éleveurs en colère avaient jeté des sacs de sang et déposé des cadavres de brebis devant la mairie.

    Le ministre de l’Agriculture a déclaré vendredi lors d’un déplacement à Pau que le gouvernement ést favorable à la biodiversité “mais pas au détriment des éleveurs. Entre le prédateur et l’éleveur, je choisirai toujours l’éleveur”.

    Le plan de renforcement de la population des ours dans les Pyrénées a débuté au milieu des années 90.

Claude Canellas, édité par Yves Clarisse

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