May 6, 2019 / 11:30 AM / 6 months ago

PS: Place Publique propose un projet et un espoir à gauche

PARIS (Reuters) - “La rencontre entre le social et l’écologique” : telle est l’idée force du programme de l’alliance Parti socialiste-Place publique pour les élections européennes, présenté lundi, qui entend aussi redonner espoir aux “orphelins de la gauche”.

Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-Place publique. "La rencontre entre le social et l'écologique" : telle est l'idée force du programme de l'alliance Parti socialiste-Place publique pour les élections européennes, présenté lundi, qui entend aussi redonner espoir aux "orphelins de la gauche". /Photo prise le 4 avril 2019/REUTERS/Christian Hartmann

Créditée d’environ 5% dans les sondages d’intentions de vote, la liste plurielle soutenue par le Parti radical de gauche et Nouvelle donne propose des solutions “radicales” en matière de climat et de justice sociale.

Des thèmes présents, à des degrés divers, dans les projets de la demi-douzaine de listes de gauche engagées dans la compétition pour le 26 mai, où 33 listes au total vont s’affronter. Mais à la différence d’autres prétendants comme Europe Ecologie-Les Verts, le duo emmené par Raphaël Glucksmann a aussi l’ambition de recréer une base idéologique à gauche.

“Notre liste, c’est l’embryon de ce qui va reconstituer la gauche dans les années qui viennent”, a déclaré la tête de liste lors d’une conférence de presse à Paris, aux côtés du premier secrétaire du PS, Olivier Faure.

Le co-fondateur de Place publique, nouveau visage en politique, recevra le 15 mai lors d’un meeting à Rouen (Seine-Maritime) le soutien de l’ancienne ministre Christiane Taubira, figure respectée à gauche.

“S’il y a une personne qui incarne cette gauche de la conviction, du combat, c’est bien elle (...) C’est dans les moments où on est plus faibles qu’on se recentre sur ses convictions”, a dit Raphaël Glucksmann, tandis qu’Olivier Faure se félicitait du soutien de la “combattante” guyanaise.

Christiane Taubira avait soutenu Benoît Hamon lorsqu’il était candidat à l’Elysée en 2017. L’ancien socialiste se présente aujourd’hui aux européennes sous la bannière du mouvement “Génération.s”.

“Nous ne sommes pas dans une compétition avec le reste de la gauche”, a dit Olivier Faure à l’adresse d’un camp laminé qu’il veut transformer en “famille recomposée”.

“RÉPONDRE AUX DÉSORDRES DU MONDE”

Pour PS-Place publique, la problématique du 26 mai en France ne saurait se résumer à un duel entre la liste menée par La République en marche (LaRem) et le Rassemblement national (RN), comme le prédisent la majorité et les enquêtes d’opinion.

“Ces élections, ce n’est pas, comme on voudrait nous le faire croire, un affrontement entre libéraux et nationalistes, Emmanuel Macron et [la présidente du RN] Marine Le Pen. C’est d’abord un choix pour l’avenir de l’Europe”, a dit Raphaël Glucksmann entouré de ses colistiers, dont l’eurodéputée Sylvie Guillaume, le fondateur de Nouvelle Donne Pierre Larrouturou et l’avocat anti-corruption Jérôme Karsenti.

“Au Parlement, ce qui compte c’est la force dominante de gauche et la force dominante de droite et les élections vont se jouer sur ce clivage-là”, a-t-il ajouté, alors qu’Emmanuel Macron espère faire émerger une force centriste à Strasbourg.

Le duo français se dit encouragé par les bons scores des socialistes aux récentes élections en Espagne et en Finlande.

Côté programme, PS-Place publique entend “répondre aux désordres du monde”, qu’ils soient financiers, sociaux, démocratiques ou écologiques.

Il propose par exemple un grand plan européen de rénovation thermique des logements susceptible de faire économiser jusqu’à 1.000 euros par foyer et par an tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre de 25%. Le pacte “Finance-Climat-Biodiversité” proposé entend mobiliser 400 milliards d’euros par an, dont 60 milliards pour la France.

Autre idée : un “bouclier emploi” pour soutenir les systèmes nationaux d’assurance chômage et les reconversions en temps de crise, et l’instauration d’un salaire minimum dans tous les pays de l’Union - une idée également défendue par LaRem.

Est aussi proposé un plan “Erasmus pour tous” assorti d’une “bourse de mobilité” pouvant aller jusqu’à 5.000 euros pour les jeunes européens de 16 à 25 ans.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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