May 5, 2019 / 5:12 PM / 6 months ago

Au G7 Environnement, la voix dissonante de l'Amérique de Trump

PARIS (Reuters) - Les pays les plus industrialisés de la planète ont fait entendre dimanche des voix concordantes lors du G7 Environnement, à Metz (Moselle), à l’exception des Etats-Unis, fidèles à la ligne climato-sceptique édictée par Donald Trump.

Les pays les plus industrialisés de la planète ont fait entendre dimanche des voix concordantes lors du G7 Environnement, à Metz (Moselle), à l'exception des Etats-Unis, fidèles à la ligne climato-sceptique édictée par Donald Trump et son envoyé Andrew Wheeler (photo). /Photo prise le 9 avril 2019/REUTERS/Yuri Gripas

Ces divergences, qui portent essentiellement sur la question du réchauffement climatique, rendent particulièrement délicates les négociations en vue de la signature d’un communiqué final, exercice traditionnel de ce genre de rendez-vous internationaux.

“Nous considérons qu’une trop grande attention a été accordée aux pires scénarios et non à toute l’étendue des projections climatiques, qui peuvent varier de manière significative”, a déclaré l’envoyé américain, Andrew Wheeler, au premier jour des discussions avec les ministres de l’environnement des autres Etats membres du G7.

Les hypothèses les plus noires ne prennent pas en compte les progrès technologiques, a justifié l’administrateur de l’Agence américaine de l’environnement (EPA), qui a exercé dans sa vie antérieure des fonctions de lobbyiste au service de l’industrie du charbon.

Ce faisant, Andrew Wheeler a défendu la position iconoclaste en vigueur à Washington depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, en janvier 2017, à contre-courant d’une majorité de la communauté internationale et des scientifiques.

Climato-sceptique affiché, le président américain a annoncé en juin 2017 sa décision de retirer son pays de l’accord de Paris, adopté en décembre 2015 à l’issue de la COP 21, un choix vertement critiqué ailleurs dans le monde, notamment en France.

“Il est difficile évidemment, dès qu’on parle de climat, de trouver un terrain d’entente avec les Etats-Unis”, a déclaré à la presse le ministre français de la Transition écologique, François de Rugy, à Metz.

“Cela ne nous empêche pas de continuer à agir, de continuer à entraîner, en Europe et dans le monde, les pays pour avoir des objectifs plus ambitieux sur le climat et aujourd’hui, heureusement, il n’y a pas eu une brèche dans l’accord de Paris de 2015 sur le climat (...) dans laquelle se seraient engouffrés beaucoup d’autres pays”, a-t-il ajouté.

La délégation américaine devrait consigner son point de vue à la fin du G7 Environnement, lundi, a précisé François de Rugy.

“Nous savons d’ores et déjà que, sur le climat, les Etats-Unis exprimeront leur propre position à côté du communiqué final”, a dit le ministre français.

Les deux jours de débats à Metz sont un jalon de la présidence française du G7, qui culminera avec le sommet de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), à la fin août, en présence cette fois des chefs d’Etat et de gouvernement.

Simon Carraud, édité par Yann Le Guernigou

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