May 4, 2019 / 1:29 PM / 4 months ago

Niveau plancher de mobilisation pour le 25e samedi des "Gilets jaunes"

PARIS (Reuters) - Moins de 19.000 manifestants “Gilets jaunes” ont participé samedi en France à une 25e journée d’action, soit le niveau de mobilisation le plus faible comptabilisé par le ministère de l’Intérieur depuis le début de la crise, mi-novembre.

Moins de 19.000 manifestants "Gilets jaunes" ont participé samedi en France à une 25e journée d'action, soit le niveau de mobilisation le plus faible comptabilisé par le ministère de l'Intérieur depuis le début de la crise, mi-novembre. /Photo prise le 4 mai 2019/REUTERS/Charles Platiau

Trois jours après les défilés du 1er-Mai, émaillés de heurts à Paris, et dix jours après les annonces d’Emmanuel Macron en réponse à ce mouvement, le ministère dirigé par Christophe Castaner a recensé 18.900 manifestants, dont 1.460 à Paris, contre 23.600 et 2.600 respectivement la semaine dernière.

Le niveau plancher avait jusqu’ici été atteint le 6 avril avec 22.300 participants au total.

Comme chaque semaine depuis près de six mois, des rassemblements ont été organisés sur des ronds-points ou dans les centres-villes à Château-Thierry (Aisne), La Roche-sur-Yon (Vendée), Montpellier ou encore Marseille, où la police a compté un millier de manifestants.

A Bordeaux, environ 1.500 personnes ont défilé selon Reuters contre au moins 2.000 samedi dernier. Interdits de pénétrer dans le centre-ville, les manifestants ont marché sur le long de la Garonne puis en direction de la place de la Victoire dans une ambiance festive malgré la pluie.

Quelques dizaines de personnes ont manifesté dans l’aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle.

A Metz (Moselle), des “Gilets jaunes” se sont mêlés au défilé pour le climat organisé à l’occasion du G7 Environnement, qui a rassemblé au total 3.000 personnes selon le ministère de l’Intérieur.

A Paris, une manifestation s’est élancée dans le calme des abords de l’hôpital Lariboisière, dans le Xe arrondissement, en direction de la place de la Nation.

“La répression en marche, soutien aux blessés et incarcérés”, “Dégageons Castaner”, “Mensonges Castaner” pouvait-on lire sur certaines banderoles à destination du ministre de l’Intérieur, en première ligne depuis le début d’un mouvement marqué par des polémiques sur le comportement des forces de l’ordre, de certains manifestants et sur l’attitude du locataire de la place Beauvau lui-même.

Vendredi, le Premier ministre Edouard Philippe a dit avoir “toute confiance” en Christophe Castaner, accusé par une partie de l’opposition de “manipulation” pour avoir dramatisé les événements survenus en marge d’une manifestation du 1er mai à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière.

“PAS UN SIGNE D’ARRÊT”

La moindre mobilisation constatée samedi à Paris n’a pas étonné Hervé, manifestant retraité interrogé par Reuters sur le boulevard de Magenta.

“Il y a beaucoup de gens qui ont été affolés par le traitement et la répression de mercredi dernier, donc ce n’est pas étonnant de voir qu’aujourd’hui, ça patine un petit peu au niveau de la mobilisation”, a-t-il dit.

“Ce n’est pas un signe d’arrêt. On a connu des périodes comme ça, Noël, jour de l’An, où il y avait eu de monde dans les rues, c’est tout à fait normal.”

Le mouvement de protestation sans leader ni structure apparu mi-novembre en France se poursuit, malgré les annonces faites le 25 avril par Emmanuel Macron, qui ont étoffé le programme de travail du gouvernement jusqu’à l’automne.

“On ne peut pas continuer comme ça”, a considéré samedi sur LCI Florence Berthout, maire les Républicains du Ve arrondissement. “Il va bien falloir parler à ce peuple.”

Cette nouvelle journée d’action coïncide avec la publication au Journal officiel des listes pour les élections européennes du 26 mai, dont trois émanent des “Gilets jaunes”.

Il s’agit d’”Alliance jaune” emmenée par le chanteur Francis Lalanne, d’”Evolution citoyenne” du forgeron Christophe Chalençon et du “Mouvement pour l’initiative citoyenne” de Gilles Helgen, constitué autour de l’idée d’organiser des référendums d’initiative citoyenne.

La liste “Patriotes” de l’ancien lieutenant du Front national Florian Philippot, où figure Jean-François Bernaba, un leader “Gilets jaunes”, et celle du candidat “Debout la France” Nicolas Dupont-Aignan soutiennent le mouvement.

Elizabeth Pineau avec Antony Paone et Emmanuel Jarry à Paris, Claude Canellas à Bordeaux et Jean-François Rosnoblet à Marseille, édité par Jean-Philippe Lefief

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