May 3, 2019 / 9:27 AM / 3 months ago

A la Chambre des représentants, une poule (mouillée) pour incarner l'Attorney General

En refusant de venir s'expliquer jeudi devant la commission des Affaires judiciaires de la Chambre des représentants, le chef du département américain de la Justice, William Barr, s'est exposé aux critiques acerbes des démocrates brocardant sa lâcheté. /Photo prise le 2 mai 2019/REUTERS/Clodagh Kilcoyne

WASHINGTON (Reuters) - En refusant de venir s’expliquer jeudi devant la commission des Affaires judiciaires de la Chambre des représentants, le chef du département américain de la Justice, William Barr, s’est exposé aux critiques acerbes des démocrates brocardant sa lâcheté.

Steve Cohen, élu de Memphis, dans le Tennessee, est arrivé lui en salle de commission avec un panier de volaille frite d’une marque célèbre du Kentucky et une figurine de poulet qu’il est venu poser devant le fauteuil où l’Attorney General aurait dû prendre place.

“Cette poule mouillée de Barr aurait dû se montrer aujourd’hui et répondre à des questions”, a-t-il dit à la presse.

“Mais il a eu peur d’être interrogé par des avocats. S’il avait confiance dans la légalité de ses actions, il n’aurait pas eu peur. ‘#ChickenBarr’ (Barr la poule mouillée) se comporte comme un homme de main”, a tweeté Cohen, ajoutant à son message les mots clefs #CultureOfCorruption (culture de la corruption).

La figurine déposée par le représentant Steve Cohen devant la chaise vide de William Barr jeudi devant la commission des Affaires judiciaires de la Chambre.

La commission comptait interroger l’Attorney General sur sa gestion du rapport du procureur spécial Robert Mueller sur l’enquête russe. Barr a refusé de venir en invoquant un désaccord sur les conditions de son audition. Il avait été entendu la veille pendant plus de quatre heures par la commission sénatoriale des Affaires judiciaires, où les républicains sont majoritaires.

Les démocrates, majoritaires à la Chambre, l’accusent d’avoir cherché à protéger Donald Trump en présentant une image faussée du rapport Mueller dans la synthèse qu’il en a faite fin mars.

Sa note de quatre pages affirmait que rien ne permettait d’imputer au président de possibles actes d’entrave à la justice alors qu’une version expurgée du rapport Mueller, publiée quatre semaines plus tard, brosse un tableau différent de la situation en décrivant une dizaine de cas dans lesquels Trump semble avoir tenté de faire obstacle à l’”enquête russe”.

Andy Sullivan; Henri-Pierre André pour le service français

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below