April 29, 2019 / 7:23 PM / 7 months ago

Larcher ne voit pas de "vision" dans les annonces de Macron

Le président du Sénat, Gérard Larcher, déclare dans une interview au Parisien à paraître mardi ne sentir "ni vision, ni souffle" dans les annonces qu'Emmanuel Macron a prononcées jeudi dernier pour répondre à la crise des "Gilets jaunes". /Photo prise le 10 décembre 2018/REUTERS/Philippe Wojazer

PARIS (Reuters) - Le président du Sénat, Gérard Larcher, déclare dans une interview au Parisien à paraître mardi ne sentir “ni vision, ni souffle” dans les annonces qu’Emmanuel Macron a prononcées jeudi dernier pour répondre à la crise des “Gilets jaunes”.

“J’ai entendu des propositions intéressantes. Mais je ne sens ni vision, ni souffle, ni stratégie qui permettraient de réparer les fractures qui touchent le pays. Est-ce que tout cela va permettre de répondre à la crise à la fois d’identité, sociale et sociétale ? (...) Je ne sais pas encore”, dit le sénateur Les Républicains au quotidien.

“Je ne suis pas certain que réduire le nombre de parlementaires ou offrir un certain nombre de hauts fonctionnaires en sacrifice, avec la suppression de l’ENA par exemple, soit suffisant pour restaurer la confiance entre les Français et leurs élus”, ajoute-t-il, précisant qu’il fallait plutôt “un nouvel acte de décentralisation”.

Il serait prêt à baisser le nombre de parlementaires de 20%, là où le chef de l’Etat - qui, lui-même a revu ses ambitions à la baisse - propose une réduction de 25%.

“On n’a jamais été fermé sur ce sujet. Mais je ne fais pas du chiffre le scalp ou le fétiche qu’il faudrait ramener”, dit Gérard Larcher en expliquant qu’il souhaite limiter à vingt le nombre de départements avec un seul député ou sénateur.

Il s’oppose en revanche à la proposition du président de la République d’instaurer une dose de 20% de proportionnelle à l’Assemblée nationale.

“Le risque, si on augmente trop la dose, est d’avoir une majorité moins stable. Additionnez 20% ou plus de proportionnelle, en plus de la réduction du nombre de parlementaires, et vous aurez dans certains départements des députés ou des sénateurs avec des circonscriptions gigantesques”, a-t-il ajouté.

Outre une réforme des institutions, le chef de l’Etat a annoncé une baisse de l’impôt sur le revenu de cinq milliards d’euros, la suppression de niches fiscales pour les entreprises, la réindexation des retraites les plus modestes sur l’inflation à partir du 1er janvier 2020 ainsi qu’une réforme de la haute fonction publique.

Pierre Sérisier pour le service français

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