April 26, 2019 / 8:06 PM / 4 months ago

Deux couples mis en examen pour des actes de sabotage dans le sud-est

Deux couples ont été mis en examen vendredi pour des faits supposés de sabotage sur des installations autoroutières et sur divers biens publics du sud-est de la France. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard

MARSEILLE, Bouches-du-Rhône (Reuters) - Deux couples ont été mis en examen vendredi pour des faits supposés de sabotage sur des installations autoroutières et sur divers biens publics du sud-est de la France, a annoncé le procureur de la République de Digne-les-Bains dans un communiqué.

Trois des quatre personnes, deux hommes de 51 et 25 ans et une femme de 54 ans, ont été placées en détention provisoire. Une femme enceinte d’une vingtaine d’années a été placée sous contrôle judiciaire, a souligné Stéphane Kellenberger.

Ces dégradations pourraient avoir été commises dans le cadre du mouvement des “gilets jaunes” selon le quotidien La Provence qui, citant une “source proche de l’enquête”, précise sur son site internet que les suspects “se sont revendiqués comme étant gilets jaunes”.

Les deux couples sont soupçonnés par la justice de s’être livrés à des menaces et à des destructions dans les Alpes-de-Haute-Provence, le Vaucluse et l’Aveyron, entre décembre 2018 et avril 2019.

Le procureur a décrit le cas d’un coup de téléphone anonyme passé à la société d’exploitation de l’autoroute A51 menaçant - sous condition de gratuité - de “rendre aveugle le réseau autoroutier et ses dispositifs de sécurité dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Le magistrat a aussi énuméré une demi-douzaine de dégradations à l’encontre de diverses entités au service du public (Engie, EDF, Orange ...) qui ont privé plusieurs communes du sud-est de la France de “téléphonie, réseau et électricité pendant plusieurs heures”, a dit le ministère public.

Les suspects ont été mis en examen dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet de Digne-les-Bains pour des faits supposés de “menaces de détériorations ou dégradations dangereuses, destructions, de biens destinés à l’utilité publique, mise en danger de la vie d’autrui et association de malfaiteurs en vue de commettre des délits punis d’au moins cinq ans d’emprisonnement”.

Ils ont reconnu lors de leur garde à vue, à des degrés divers, leur participation à certains des faits, selon le procureur.

“Pour ces faits, la peine maximale prévue par le Code pénal est de dix années d’emprisonnement”, a rappelé Stéphane Kellenberger.

Jean-François Rosnoblet

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