April 26, 2019 / 2:21 PM / 7 months ago

Des "Gilets jaunes" appellent à poursuivre le mouvement

PARIS (Reuters) - Plusieurs figures du mouvement des “Gilets jaunes” ont appelé vendredi à poursuivre la mobilisation au lendemain des annonces d’Emmanuel Macron visant à éteindre cette contestation mais jugées insuffisantes et floues par une partie des manifestants.

Plusieurs figures du mouvement des "Gilets jaunes" ont appelé vendredi à poursuivre la mobilisation au lendemain des annonces d'Emmanuel Macron visant à éteindre cette contestation mais jugées insuffisantes et floues par une partie des manifestants. /Photo prise le 30 mars 2019/REUTERS/Charles Platiau

“Je salue le travail réalisé, c’est un fait, ils ont planché sur le sujet”, a réagi Jacline Mouraud dans un communiqué. “Mais les grands oubliés de la nation sont les travailleurs pauvres, les agriculteurs, les temps partiels, les précaires, tous les ubérisés de la société.”

Priscillia Ludosky, à l’origine de la pétition contre la hausse des taxes sur le carburant qui a déclenché le mouvement de contestation en novembre, a quant à elle publié sur Twitter à l’issue du discours du chef de l’Etat les prochaines dates des manifestations pour les samedis à venir jusqu’au 25 mai - journée du 1er-mai comprise.

Sur Franceinfo, l’ancienne “gilet jaune” et fondatrice des associations Eclosion démocratique et Racines positives, Ingrid Levavasseur, a pour sa part estimé que les réponses du chef de l’Etat ne sont “absolument pas ce dont on avait envie.”

“Je ne pense pas que ça (la mobilisation) va s’éteindre. Au vu de ce qui se passe sur les réseaux et de ce que j’entends et, évidemment, de l’insatisfaction des Français, je pense que ça ne va pas s’éteindre, c’est une évidence”, a-t-elle ajouté.

Depuis le 17 novembre, des milliers de manifestants descendent chaque samedi dans les rues pour réclamer notamment plus de justice sociale et de démocratie participative, des mobilisations émaillées de violences parfois spectaculaires comme à Paris début décembre.

Pour tenter d’éteindre la contestation à l’approche des élections européennes du 26 mai qui auront valeur de test, Emmanuel Macron a présenté jeudi une série de mesures, dont une baisse de l’impôt sur le revenu de cinq milliards d’euros et s’est livré comme le 10 décembre à un mea culpa.

“PARIS CAPITALE DE L’ÉMEUTE”

Assurant respecter les “justes revendications” des “Gilets jaunes”, le chef de l’Etat a dans le même temps appelé à un retour de “l’ordre public” et prévenu qu’il ne céderait “rien à ceux qui détruisent les institutions veulent le pire, au fond veulent l’émeute.”

La journée de samedi aura dans ce contexte valeur de test pour l’exécutif. Samedi dernier, lors du 23e acte, près de 27.900 manifestants avaient été recensés en France par le ministère de l’Intérieur, dont 9.000 à Paris - contre 31.100 dont 5.000 la semaine précédente.

Au-delà de samedi, des messages sur les réseaux sociaux appellent depuis quelques jours à mener “l’acte ultime” à Paris le 1er-mai, journée de manifestation syndicale, pour dénoncer “un niveau de répression encore jamais vu jusqu’alors”.

Plus de 20.000 personnes se sont déjà déclarées intéressées par l’évènement Facebook “Paris, capitale de l’émeute”.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a prévenu mardi que les forces de l’ordre ne laisseraient pas “se constituer les ‘black blocs’ dans Paris” et promis “beaucoup de réactivité, beaucoup d’intervention, beaucoup de mobilité et beaucoup de fermeté”.

Marine Pennetier, édité par Myriam Rivet

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