April 26, 2019 / 5:35 AM / 5 months ago

Sri Lanka: 140 personnes recherchées pour des liens supposés avec l'EI

COLOMBO (Reuters) - La police sri-lankaise est à la recherche de 140 personnes soupçonnées de liens avec l’Etat islamique (EI), cinq jours après les attentats revendiqués par le groupe djihadiste qui ont fait 253 morts dimanche dans l’île, a annoncé vendredi le président Maithripala Sirisena.

La police sri-lankaise est à la recherche de 140 personnes soupçonnées de liens avec l'Etat islamique (EI), cinq jours après les attentats revendiqués par le groupe djihadiste qui ont fait 253 morts dimanche dans l'île, a annoncé vendredi le président Maithripala Sirisena. /Photo prise le 26 avril 2019/REUTERS

Vendredi, une fusillade a éclaté dans l’est du pays entre les forces de sécurité et des hommes armés, lors d’une opération à Ampara Sainthamaruthu, près de Batticaloa. Un porte-parole de l’armée précise que des soldats envoyés sur place après une explosion ont essuyé des tirs. On ignore s’il y a des victimes.

Les musulmans de l’île ont été invités à rester prier chez eux vendredi, de crainte de représailles après le massacre du dimanche de Pâques dans des églises et des hôtels.

L’ambassade des Etats-Unis à Colombo a demandé aux ressortissants américains dans l’île d’éviter les lieux de prière durant le week-end.

L’archevêque de Colombo Malcolm Ranjith, craignant de nouveaux attentats, a annoncé qu’aucune messe catholique ne serait célébrée dimanche dans les églises du pays.

Les rues de la capitale était désertées vendredi soir.

Près de 10.000 soldats ont été déployés dans l’île afin de rechercher des suspects et assurer la sécurité des lieux de culte, a annoncé l’armée.

Depuis dimanche, la police a interpellé 76 personnes, dont des ressortissants originaires de Syrie et d’Egypte.

Les attentats suicides qui ont visé trois églises et quatre hôtels dimanche ont exposé au grand jour les manquements des services de renseignement, la coopération entre services ayant été, selon certains, perturbée par les tensions dans les hautes sphères du pouvoir.

Le ministre de la Défense, Hemasiri Fernando, a présenté sa démission, assumant le fait que les attentats n’avaient pas pu être empêchés, même si, a-t-il dit, les autorités avaient pris des mesures après avoir été averties par l’Inde de l’imminence d’attentats.

Une vidéo diffusée mardi sur internet par Amaq, l’organe de propagande de l’EI, montre huit hommes qui prêtent allégeance au “calife” du groupe djihadiste, Abou Bakr al Baghdadi, et jurent de lui obéir en toutes circonstances.

L’EI a présenté ces hommes comme les kamikazes responsables des attentats de dimanche. Un seul apparaît à visage découvert: Mohamed Zahran, un prédicateur islamiste de l’est de l’île, qui pourrait être le “cerveau” de cette vague de terreur.

Sanjeev Miglani et Ranga Sirilal, avec Joe Brock et Shihar Aneez; Arthur Connan et Guy Kerivel pour le service français

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