April 17, 2019 / 4:50 AM / 6 months ago

Libye: Un quartier résidentiel de Tripoli bombardé, sept morts

TRIPOLI (Reuters) - Une dizaine de roquettes Grad sont tombées dans la nuit de mardi à mercredi sur un faubourg densément peuplé de Tripoli, la capitale libyenne attaquée depuis deux semaines par l’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est du pays.

Une dizaine de roquettes Grad sont tombées dans la nuit de mardi à mercredi sur un faubourg densément peuplé de Tripoli, la capitale libyenne attaquée depuis deux semaines par l'Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est du pays. /Photo prise le 17 avril 2019/REUTERS/Ahmed Jadallah

Le bombardement, un peu avant minuit, a frappé le quartier d’Abou Salim, dans le sud de la ville. Il a fait sept morts, en majorité des femmes, et 17 blessés, selon les autorités et des témoins.

Depuis le début de l’offensive de l’ANL, les combats ont fait plus de 800 morts, selon les Nations unies.

“Nuit horrible de bombardements aveugles dans des zones résidentielles. Pour le salut des trois millions de civils qui vivent dans le Grand Tripoli, ces attaques doivent cesser. MAINTENANT !”, a tweeté l’émissaire de l’Onu Ghassan Salamé, qui se trouve dans la capitale libyenne.

Les deux camps se sont mutuellement accusés d’être à l’origine de ces tirs.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’Onu (OCHA), des milliers de civils sont pris au piège dans les quartiers sud de Tripoli, où les forces gouvernementales ont bloqué l’avance de l’ANL.

Les affrontements ont conduit près de 20.000 personnes à fuir. D’après l’OCHA, au moins 14 civils ont péri dans les combats et 36 autres ont été blessés.

Le Premier ministre libyen reconnu par la communauté internationale, Fayez al Serraj, s’est rendu mercredi matin dans le quartier bombardé, à huit kilomètres au sud du centre-ville.

SALVINI INQUIET

Pour le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, le chaos consécutif à l’offensive du maréchal Haftar à Tripoli accentue le risque d’”infiltration terroriste” à bord des bateaux utilisés par des migrants pour tenter de rallier l’Italie.

“L’infiltration terroriste islamiste n’est plus un risque, c’est devenu une certitude: il est par conséquent de mon devoir de réaffirmer qu’aucun accostage ne sera autorisé sur les côtes italiennes”, a dit à la radio le vice-président du Conseil et dirigeant de la Ligue.

“L’Italie travaille jour et nuit pour la paix et le dialogue, le bon sens doit l’emporter”, a-t-il ajouté.

Le Conseil de sécurité des Nations unies examine un projet de résolution présenté par le Royaume-Uni en vue d’instaurer un cessez-le-feu en Libye.

Le texte, qui pourrait être mis au voix dès cette semaine, demande aux pays qui peuvent avoir de l’influence sur les belligérants de s’assurer du respect d’un éventuel cessez-le-feu. Il souhaite aussi que l’aide humanitaire puisse parvenir à toutes les régions du pays.

Le 5 avril, le Conseil de sécurité avait fait part de son inquiétude face aux combats près de Tripoli et souligné qu’il ne pouvait y avoir de solution militaire au conflit.

L’ANL pensait prendre Tripoli en deux jours mais les forces fidèles au gouvernement d’union nationale de Serraj sont parvenues à contenir l’offensive avec l’aide des milices de l’Ouest.

Avec Alessia Pe et Crispian Balmer à Milan, Stephanie Nebehay à Genève; Jean Terzian, Henri-Pierre André et Guy Kerivel pour le service français

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