April 9, 2019 / 3:39 PM / 8 months ago

La justice annule des travaux dans un site emblématique de Dordogne

BORDEAUX, Gironde (Reuters) - La justice administrative a annulé mardi les travaux du contournement de Beynac, un village emblématique de la vallée de la Dordogne dominé par un château, au grand dam du Conseil départemental qui a décidé de faire appel.

Après la décision du Conseil d’Etat, qui a cassé en décembre les jugements en référé autorisant le chantier, le tribunal administratif a suivi, comme attendu, la haute juridiction administrative. Le projet “ne répond pas à une raison impérative d’intérêt public présentant un caractère majeur”, soulignent les juges.

Le tribunal a accompagné sa décision d’une obligation pour le département de remettre les lieux en état en procédant “à la démolition des éléments de construction” du chantier débuté en 2018.

    Le Conseil départemental a indiqué dans un communiqué qu’il entendait “faire appel de cette décision” et “fort de sa légitimité démocratique et du soutien massif desfrench roads habitants, rappelle que ce projet a reçu toutes les autorisations légales (...) et qu’il a respecté l’ensemble des procédures réglementaires”.

    L’annulation de l’arrêté préfectoral du 29 janvier 2018 autorisant les travaux donne satisfaction aux opposants au projet, parmi lesquels le photographe Yann Arthus-Bertrand, président de la Fondation Good Planet et l’animateur de télévision Stéphane Bern, créateur du Loto du patrimoine.

    Dans un tweet, ce dernier s’est réjoui de la décision du tribunal et a espéré que les responsables du département “respecteront enfin la loi républicaine pour cesser le massacre du patrimoine”.

    L’Association de sauvegarde de la vallée de la Dordogne (ASVD), parmi les requérants, a salué “la sagesse des juges” et “un exemple d’un travail commun pour sauver la Dordogne et son patrimoine exceptionnel qui nous dépasse”.

    Le projet porte sur une déviation de 3,2 kilomètres autour du village de Beynac-et-Cazenac, perché sur un promontoire rocheux, comprenant notamment deux ponts sur la Dordogne pour un coût de 32 millions d’euros.

   Dans un communiqué, la préfecture de la Dordogne a indiqué que “les services de l’Etat et du département se rencontreront dans les prochains jours afin d’évoquer les mesures de sécurité du site déjà mises en œuvre ainsi que les suites que le porteur de projet entend donner à l’analyse de la décision de la juridiction”.

Claude Canellas, édité par Julie Carriat

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