April 9, 2019 / 3:09 PM / 8 months ago

Brexit: La France ouverte à une extension sous conditions

Une extension d'un an de la date du Brexit serait "trop longue" aux yeux de la France, a déclaré mardi une source à la présidence française, à la veille d'un Conseil européen extraordinaire sur le sujet à Bruxelles. /Photo prise le 9 avril 2019/REUTERS/Gonzalo Fuentes

PARIS (Reuters) - La France ne s’opposera pas mercredi à un report de la date du Brexit lors d’un Conseil européen extraordinaire, à condition qu’il s’accompagne de l’engagement du Royaume-Uni de ne pas participer pleinement aux futures décisions structurantes pour l’Union européenne, a déclaré mardi une source à l’Elysée.

Cette source a précisé qu’une durée d’un an pour cette nouvelle extension apparaissait “trop longue” à la France.

La date du Brexit a déjà été reportée du 29 mars au 12 avril. Mais l’ouverture de négociations entre les conservateurs et l’opposition travailliste accroît les chances d’un vote à la Chambre des communes de l’accord de retrait négocié entre Londres et l’Union, ce qui peut justifier un nouveau report.

“Si on avait le Royaume-Uni encore pour quelques semaines ou quelques mois, au-delà des élections européennes, présent autour de la table de l’Union, ça ne serait pas évidemment avec la possibilité de participer pleinement à la décision et notamment aux décisions de long terme : la présidence de la Commission européenne, le budget pluriannuel etc.”, a dit la source.

La préservation du bon fonctionnement de l’Union est pour Emmanuel Macron “le premier paramètre à prendre en compte” et il cherchera mercredi “les garanties les plus solides possibles pour éviter toute perturbation (...) et ne pas mettre en danger le projet européen”, a-t-elle ajouté.

Il est possible d’imposer ce type de contraintes aux Britanniques au Conseil et à la Commission mais pas au Parlement, a précisé la source.

En cas d’extension longue, la France ne souhaite pas des réunions à répétition et est favorable à un examen périodique des engagements politiques pris par le Royaume-Uni, tous les “trois ou quatre mois” par exemple, a ajouté la source.

Elle a par ailleurs souligné qu’aucune négociation sur les relations futures entre l’Union européenne et le Royaume-Uni ne pourrait avoir lieu tant que le pays n’est pas sorti de l’Union.

Les Européens refusent de rouvrir l’accord de retrait négocié avec Londres mais sont ouverts à une modification de la déclaration politique qui l’accompagne et évoque les relations futures entre les deux entités.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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