April 5, 2019 / 2:55 PM / 7 months ago

Brexit: May demande un report du Brexit au 30 juin

LONDRES (Reuters) - La Première ministre britannique, Theresa May, a formellement demandé ce vendredi à Donald Tusk, le président du Conseil européen, un report de la date du Brexit au 30 juin.

La Première ministre britannique, Theresa May, a formellement demandé ce vendredi à Donald Tusk, le président du Conseil européen, un report de la date du Brexit au 30 juin. /Photo prise le 2 avril 2019/REUTERS/Jack Taylor

Ce délai supplémentaire, précise-t-elle, prendrait fin dès la ratification par la Chambre des Communes de l’accord de retrait négocié avec les Européens.

Selon une source de Reuters, Donald Tusk pourrait de son côté proposer un report “flexible” de 12 mois de la date du Brexit.

En théorie, selon le dernier calendrier fixé par les Européens, le Brexit doit intervenir le 12 avril prochain, soit dans une semaine, puisque la Chambre des communes, malgré trois tentatives, n’a toujours pas réussi à dégager une majorité sur l’Accord de retrait négocié par Theresa May avec les Européens.

Mais si cet Accord finit par être ratifié avant le 12 avril, la date du Brexit serait, toujours en théorie, reportée au 22 mai.

Un sommet européen extraordinaire a été programmé le 10 avril.

Les principaux événements de la journée:

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15h50 - NI SURPRENANT, NI SATISFAISANT POUR LES ÉLUS NORD-IRLANDAIS DU DUP

Arlene Foster, la dirigeante du Parti unioniste démocratique (DUP), formation nord-irlandaise indispensable à la majorité parlementaire de Theresa May, juge que la procédure de divorce est “chaotique” du fait “de l’intransigeance de Bruxelles et de l’inefficacité de Londres”.

“La dernière requête de la Première ministre auprès de Bruxelles en faveur d’une extension de l’Article 50 n’est pas surprenant mais pas satisfaisante non plus”, écrit-elle dans un communiqué.

“Cela n’aurait pas dû se passer comme ça. Sortir de l’UE est devenu chaotique en raison de l’intransigeance de Bruxelles et de l’inefficacité de Londres”, ajoute-t-elle.

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LA PROPOSITION DE TUSK

débattue par les ambassadeurs de l’UE

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14h37 - LA NOUVELLE DEMANDE DE MAY POSE DE NOMBREUSES QUESTIONS, DIT LE NÉERLANDAIS RUTTE

“La lettre de Theresa May soulève de nombreux questions qui doivent être débattues”, commente le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, qui ajoute que les options permettant d’éviter un “no deal” (un Brexit sans accord) sont limitées.

“Nous espérons que le Royaume-Uni apportera plus d’éclaircissements d’ici mercredi prochain”, dit-il.

“Nous devons donner le maximum de chance au Parlement et au gouvernement britannique d’ici à mercredi pour clarifier la manière dont ils veulent se servir d’une extension. Et, dans le cas contraire, nous devrons voir si nous pourrons obtenir cette clarification mercredi soir en discutant avec May, sachant qu’un report n’aurait de sens que si nous en comprenons la raison.”

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14h20 - POUR VARADKAR, UN REPORT PROLONGÉ POURRAIT ÊTRE JUDICIEUX

Un report long du Brexit pourrait permettre d’en finir avec l’incertitude, estime le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar. “Aucun d’entre nous ne veut d’un ‘no deal’ la semaine prochaine, mais nous voulons aussi éviter des prolongations à répétition, parce que cela ne peut qu’ajouter à l’incertitude. Donc, peut-être qu’une extension plus longue pourrait être plus judicieuse”, dit-il à la radiotélévision irlandaise RTE.

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13h55 - DI MAIO: DONNER AUX ANGLAIS LE TEMPS QU’IL LEUR FAUT

Les Européens devraient donner au Royaume-Uni le temps qu’il lui faudra pour sa sortie de l’Union européenne, estime le co-vice-président du Conseil italien, Luigi Di Maio, cité par le quotidien allemand Die Welt.

“Tous les pays européens doivent trouver un moyen d’éviter un choc pour l’économie européenne et l’économie anglaise. Nous devrions donner à l’Angleterre le temps dont elle a besoin”, dit le dirigeant du Mouvement 5 Etoiles.

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FEUILLETON DU BREXIT

Les prochains épisodes

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12h41 - LA COMMISSION REFUSE DE COMMENTER L’HYPOTHÈSE D’UN REPORT DU BREXIT

“La seule chose qui compte ici, c’est le Conseil européen, qui commencera mercredi à 18h00”, dit le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas. “Cette question n’est qu’hypothétique puisqu’elle part du principe qu’il y aura un report et c’est une question qui sera tranchée par nos dirigeants.”

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12h31 - PERSONNE NE SOUHAITE UN LONG REPORT, DIT HUNT

Ni les Britanniques ni les Européens ne souhaitent un long report du Brexit, a déclaré le chef de la diplomatie britannique, Jeremy Hunt, en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays du G7 à Dinard.

“Personne ne souhaite une longue extension, je ne pense pas que les Etats membres de l’Union européenne le veuillent, nous ne souhaitons certainement pas une longue extension”, déclare-t-il lors d’une conférence de presse.

“Nous cherchons à résoudre cela, et à résoudre cela rapidement”, ajoute-t-il, assurant que le gouvernement ne néglige aucune opportunité pour tenter de réunir une majorité parlementaire pour approuver un plan de sortie, à commencer par le dialogue en cours depuis trois jours entre Downing Street et l’opposition travailliste de Jeremy Corbyn.

“Il n’y aucun appétit au Royaume-Uni” quant au fait de participer aux élections européennes de la fin mai.

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10H14 - PRÉMATURÉ D’ÉVOQUER UN REPORT, JUGE-T-ON DANS L’ENTOURAGE DE MACRON

Il est prématuré d’évoquer un nouveau report de la date du Brexit alors que les Européens ont posé comme condition la présentation par le Royaume-Uni d’un plan crédible qui fait encore défaut, déclare une source proche d’Emmanuel Macron.

La source était interrogée sur la lettre adressée par la Première ministre britannique, Theresa May, au président du Conseil européen, Donald Tusk, demandant que le Conseil européen de mercredi reporte la date du Brexit au 30 juin.

“Il est prématuré d’évoquer une extension alors que les 27 y ont posé une condition préalable claire : la nécessité d’un plan alternatif crédible justifiant cette demande. Ce n’est pas le cas aujourd’hui”, dit cette source proche du président français.

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09h52 - MAY DEMANDE UN REPORT DU BREXIT AU 30 JUIN

La Première ministre Theresa May demande formellement au président du Conseil européen Donald Tusk un report au 30 juin 2019 de la date du Brexit. Ce délai supplémentaire doit lui permettre de convaincre la Chambre des Communes d’approuver l’accord de retrait négocié par Londres et Bruxelles.

Le Brexit pourrait toutefois se produire avant cette date, dès l’accord ratifié par le Parlement britannique, propose-t-elle également dans sa lettre.

“Le gouvernement souhaiterait trouver un accord sur un calendrier qui permettrait de sortir avant le 23 mai 2019 et par conséquent éviter l’élection au Parlement européen, mais il continuera les préparatifs en vue de l’organisation des élections si (la sortie) s’avérait impossible”, indique-t-elle encore.

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09h37 - LE LABOUR EXIGE UN REFERENDUM DE CONFIRMATION

Le Parti travailliste est disposé à trouver un terrain d’entente sur le Brexit avec Theresa May à condition qu’un référendum de confirmation soit organisé, déclare le numéro 2 du Labour, Tom Watson. Le dialogue ouvert entre la Première ministre et l’opposition travailliste afin d’esquisser une sortie de crise se poursuit pour le troisième jour d’affilée.

“Nous y allons avec une grande ouverture d’esprit, mais si le processus n’entraîne pas de référendum de confirmation, je pense qu’il y aura des difficultés au sein de notre parti”, dit Tom Watson.

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08h14 - BRUNO LE MAIRE EXIGE QUE LONDRES S’EXPLIQUE

Il ne saurait être question d’accorder un délai supplémentaire aux Britanniques à moins qu’ils ne fournissent une explication à ce report, déclare le ministre français des Finances Bruno Le Maire. “Si nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi le Royaume-Uni demande un report, nous ne pourrons pas donner de réponse positive.”

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07H08 - TUSK PROPOSE À LONDRES UN REPORT “FLEXIBLE” DE 12 MOIS - BBC

Le président du Conseil européen Donald Tusk va proposer à Londres un report “flexible” de 12 mois de la date du Brexit, rapporte vendredi la BBC qui cite une source européenne.

Si ce projet aboutissait, le Royaume-Uni pourrait quitter l’Union dès que l’accord de retrait aura été ratifié, mais cette proposition doit encore recevoir le feu vert des 27 dirigeants européens qui se réunissent la semaine prochaine en sommet.

“La seule porte de sortie raisonnable est celle d’un report long mais flexible. Je le qualifierais de ‘flextension’”, dit cette source européenne. “Nous pourrions proposer au Royaume-Uni un report d’une année qui prendrait automatiquement fin dès l’approbation et la ratification de l’accord de retrait par la Chambre des Communes.”

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