April 5, 2019 / 8:30 AM / 5 months ago

Loiseau dit son malaise après un vote sur les pesticides

PARIS (Reuters) - Nathalie Loiseau, tête de liste du camp présidentiel aux européennes, s’est déclarée vendredi “mal à l’aise” à propos d’une mesure sur les pesticides, votée à l’Assemblée nationale avec le soutien du gouvernement dont elle faisait alors partie.

Nathalie Loiseau, tête de liste du camp présidentiel aux européennes, s'est déclarée vendredi "mal à l'aise" à propos d'une mesure sur les pesticides, votée à l'Assemblée nationale avec le soutien du gouvernement dont elle faisait alors partie. /Photo prise le 4 avril 2019/REUTERS/Christian Hartmann

Les députés ont validé le mois dernier un amendement au projet de loi Pacte sur les entreprises, qui repousse de trois ans l’interdiction de la production de certains produits phytopharmaceutiques potentiellement nocifs.

“Je suis mal à l’aise avec cette réintrodoction”, a déclaré, sur franceinfo, Nathalie Loiseau, qui a quitté le 27 mars le ministère des Affaires européennes pour conduire la liste de La République en marche (LaRem) et du MoDem aux élections du mois prochain.

“Je vous le dis très clairement, je ne suis plus au gouvernement, j’ai une liberté de parole”, a-t-elle ajouté.

L’ex-ministre avait été interpellée jeudi soir sur cette question par Manon Aubry, de La France insoumise, lors d’un débat télévisé entre têtes de liste au scrutin européen.

Concrètement, l’amendement voté le mois dernier interdit la fabrication de produits phytopharmaceutiques proscrits à la vente dans l’Union européenne, mais seulement en 2025, avec des dérogations possibles au-delà de cette date.

La législation actuelle prévoit une interdiction en 2022, une échéance introduite dans le cadre de la loi sur l’agriculture et l’alimentation définitivement adoptée à l’Assemblée en octobre dernier.

L’amendement, déposé par le président de la commission des affaires économiques, Roland Lescure (LaRem), avait reçu un avis favorable du gouvernement.

Il a créé des remous au sein même de la majorité et du gouvernement. La secrétaire d’Etat à la Transition écologique Brune Poirson s’est dite “énervée” et la présidente de la commission du développement durable, Barbara Pompili, a déploré une décision qui revient à défaire ce que l’Assemblée avait elle-même voté cinq mois auparavant.

Les opposants à l’interdiction invoquent notamment le risque de délocalisation de la production des pesticides en question et par conséquent des effets néfastes sur l’emploi.

Simon Carraud, édité par Myriam Rivet

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