April 5, 2019 / 5:30 AM / 8 months ago

Tusk va proposer un report "flexible" de 12 mois du Brexit

Le président du Conseil européen Donald Tusk a proposé à Londres un report "flexible" de 12 mois de la date du Brexit, rapporte vendredi la BBC qui cite une source européenne. /Photo prise le 27 mars 2019/REUTERS/Vincent Kessler

BRUXELLES (Reuters) - Le président du Conseil européen, Donald Tusk, va probablement proposer à Londres un report “flexible” de 12 mois de la date du Brexit, a-t-on appris vendredi de source européenne.

Cette solution, qui requiert l’aval des 27 dirigeants européens qui se réuniront la semaine prochaine en sommet, permettrait au Royaume-Uni de quitter l’Union européenne dès la ratification par Londres de l’accord de retrait négocié par Theresa May avec les autorités de Bruxelles.

“La seule porte de sortie raisonnable est celle d’un report long mais flexible. Je le qualifierais de “flextension”‘, a dit la source européenne.

“Nous pourrions proposer au Royaume-Uni un report d’une année qui prendrait automatiquement fin dès l’approbation et la ratification de l’accord de retrait par la Chambre des Communes”, a poursuivi cette source.

“Et si cela n’était pas possible, le Royaume-Uni pourrait avoir suffisamment de temps pour repenser sa stratégie de sortie. Un court report serait possible, voire un long report si nécessaire. Il s’agirait là d’un bon scénario pour les deux parties car il offrirait au Royaume-Uni toute la flexibilité nécessaire tout en évitant de se réunir chaque semaine ou presque pour discuter d’un nouveau report du Brexit.”

Pour l’heure, selon le calendrier fixé par les Européens, si la Chambre des communes ne ratifie pas l’Accord de retrait négocié par May et entériné par les Vingt-Sept, le divorce interviendra le 12 avril et le Royaume-Uni quittera l’UE sans accord.

Or, à trois reprises déjà, les tentatives de May visant à faire ratifier cet accord se sont soldées par un échec du fait de l’hostilité d’une partie des parlementaires de son propre Parti conservateur et des dix élus nord-irlandais du Parti unioniste démocratique (DUP), dont dépend sa majorité parlementaire.

Pour éviter ce “no deal”, Theresa May a opéré un virage à 180°: mardi soir, au terme de sept heures de conclave avec ses principaux ministres, elle a annoncé qu’elle rechercherait une solution avec l’opposition travailliste pour trouver enfin une majorité autour de l’Accord de retrait et qu’elle entendait demander aux Européens un nouveau report, le plus bref possible, de la date du Brexit.

Jan Strupczewski, Nicolas Delame pour le service français

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