March 28, 2019 / 3:53 PM / 8 months ago

Le gouvernement promet à la FNSEA de sanctuariser la PAC

NANCY (Reuters) - La France n’acceptera aucune diminution du budget de la politique agricole commune (PAC), en cours de négociation pour la période 2021-2027, a déclaré jeudi à Nancy le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, devant un congrès de la FNSEA qui a salué l’engagement du gouvernement aux côtés des paysans.

La France n’acceptera aucune diminution du budget de la politique agricole commune (PAC), en cours de négociation pour la période 2021-2027, a déclaré jeudi à Nancy le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume (photo), devant un congrès de la FNSEA qui a salué l'engagement du gouvernement aux côtés des paysans. /Photo prise le 14 février 2019/REUTERS/Charles Platiau

La Commission européenne propose une baisse de 5% des dépenses allouées à la PAC, qui représente environ 40% du budget communautaire et dont la France, première puissance agricole de l’Union, est la plus importante bénéficiaire.

“Il est hors de question que la France accepte un euro de moins sur le budget de la PAC. Si nous n’obtenons pas cela, ça va faire mal pour tous les paysans d’Europe”, a déclaré Didier Guillaume devant les militants de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles).

Vingt des 27 Etats membres de l’Union européenne (une fois le Royaume-Uni parti), soutiennent ce point de vue, selon lui. “Nous avons une difficulté, c’est la position de l’Allemagne qui semble évoluer”, a-t-il ajouté.

Le ministre s’est également positionné contre toute “renationalisation de la PAC” qui consisterait à s’en remettre aux budgets nationaux pour financer certains fonds agricoles.

“La Pac, c’est la première politique intégrée (de l’UE) et elle doit le rester, pas de renationalisation”, a-t-il estimé.

A deux mois des élections européennes, Didier Guillaume a également voulu rassurer les agriculteurs sur les négociations d’un traité de libre-échange entre l’UE et les pays latino-américains du Mercosur, que la Commission s’efforce de relancer.

“Le Mercosur ne sera pas signé parce que le Mercosur ne peut pas être signé parce que les standards du Brésil et de l’Argentine ne correspondent pas à ce que nous souhaitons comme standards européens”, a-t-il affirmé sous les applaudissements.

Nommé en octobre, l’ancien sénateur socialiste de la Drôme, qui s’exprimait pour la première fois devant un congrès de la FNSEA, a vanté la représentativité du syndicat, qui a obtenu 55,55% des voix aux élections des chambres d’agriculture en janvier, et l’a invité, en ouverture comme en conclusion de son discours, à “coconstruire” avec lui l’agriculture de demain.

Il a répondu à la présidente du syndicat, Christiane Lambert, qui avait, dans son discours, dénoncé “l’agri-bashing”, le dénigrement des agriculteurs accusés d’être des “empoisonneurs et des pollueurs” et prôné “l’agri-acting”, une agriculture de projets et de responsabilité sociétale.

“Je dis banco. Je fonce avec vous pour l’agri-acting et je veux être votre bouclier contre l’agri-bashing”, a déclaré le ministre.

“Merci d’avoir dit que vous aimiez les agriculteurs, nous en avons besoin. Un certain nombre de vos prédécesseurs ne l’ont pas toujours dit” autant, a dit Christiane Lambert.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

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