March 28, 2019 / 12:33 PM / 5 months ago

Un rapport prône la création d'un conseil de régulation des médias

L'ex-ministre de la Culture, Françoise Nyssen. Face à la crise confiance à l'égard des médias, aggravée par la diffusion de fausses nouvelles via les réseaux sociaux, un rapport commandé par le gouvernement français, consulté jeudi par Reuters, prône la création d'un conseil de déontologie dépourvu de pouvoir de sanction. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - Face à la crise confiance à l’égard des médias, aggravée par la diffusion de fausses nouvelles via les réseaux sociaux, un rapport commandé par le gouvernement français, consulté jeudi par Reuters, prône la création d’un conseil de déontologie dépourvu de pouvoir de sanction.

Fruit de quelque 200 auditions menées sous la houlette de l’ancien président de l’Agence France-Presse, Emmanuel Hoog, le document commandé en octobre par l’ex-ministre de la Culture, Françoise Nyssen, juge souhaitable la naissance d’une entité d’autorégulation de la presse, comme cela existe déjà dans 18 pays de l’Union européenne.

Les auteurs y voient “une occasion unique pour les médias professionnels de nouer avec le public un lien à la fois collectif et direct, sans la médiation de la puissance publique (juge ou régulation administrative) ni des plates-formes, un lieu de recours et d’échange simple et gratuit”‘.

“Cela ne peut pas passer par la loi, cela passera d’abord par la prise de responsabilité individuelle et collective d’une profession qui a plus intérêt que toute autre à briser le cercle vicieux de la défiance”, ajoutent-ils dans leurs conclusions.

Face à un contenu journalistique qu’il juge critiquable, un citoyen aura ainsi une option autre que la saisine du juge ou de l’éditeur. La nouvelle instance constituera “une nouvelle voie de recours, incluant un rôle de médiation qui permettra aux citoyens une réponse plus rapide que par la voie judiciaire, y compris le cas échéant en termes de compensation d’un éventuel dommage”, dit le rapport.

En cas de manquement éthique ou déontologique, le conseil pourra émettre “des avis qui pourraient être rendus publics”, écrivent les auteurs. En réponse au scepticisme exprimé par une partie de la profession et des personnes auditionnées, ils disent y voir un moyen de “généraliser les bonnes pratiques journalistiques” et d’améliorer la “crédibilité des médias”.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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