March 27, 2019 / 9:17 PM / 6 months ago

Griveaux et Mahjoubi hors du gouvernement pour mener bataille à Paris

PARIS (Reuters) - En sortant mercredi du gouvernement, Benjamin Griveaux et Mounir Mahjoubi font le choix de s’investir dans la campagne interne en vue d’obtenir l’investiture de La République en marche pour les élections municipales de 2020 à Paris, qui s’annonce disputée. 

En sortant mercredi du gouvernement, Benjamin Griveaux (photo) et Mounir Mahjoubi font le choix de s'investir dans la campagne interne en vue d'obtenir l'investiture de La République en marche pour les élections municipales de 2020 à Paris, qui s'annonce disputée. /Photo d'archives/REUTERS/Ludovic Marin

Le porte-parole du gouvernement, “marcheur” historique de 41 ans, et le secrétaire d’Etat chargé du Numérique, 35 ans, ont profité du remaniement provoqué par l’entrée en lice de la ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, comme tête de liste pour les élections européennes, pour reprendre leur liberté et mieux mener bataille pour l’hôtel de ville de la capitale, que la majorité rêve de ravir à la socialiste Anne Hidalgo. 

Le triple départ a été officialisé par l’Elysée dans un communiqué publié peu avant 20h00. Les remplaçants pourraient ne pas être connus avant la fin de la semaine et le retour en France du Premier ministre Edouard Philippe, en visite au Qatar, ont laissé entendre des sources gouvernementales. 

Dès l’annonce du remaniement, Benjamin Griveaux a posté un message de reconnaissance sur les réseaux sociaux. 

“Ces 21 mois passés au gouvernement ont été une formidable aventure humaine au service des Français, parfois éprouvante, mais toujours passionnante”, a écrit celui qui n’est pas encore officiellement candidat à l’investiture de son parti pour les municipales, ce qui devrait être fait sous peu selon son entourage. 

Un pas déjà franchi par Mounir Mahjoubi et un autre candidat sérieux, le député mathématicien Cédric Villani.  

Après avoir fait figure de favori pendant des mois sans dévoiler autre chose que son intérêt pour la ville où il vit depuis 25 ans et où il a été élu député en 2017, Benjamin Griveaux a vu récemment les choses se compliquer pour lui, à plus d’un an de l’échéance pourtant.   

FAIBLE AVANCE SUR LES AUTRES CANDIDATS LAREM

“Il a une campagne interne à mener”, confiait dimanche à Reuters un proche, soulignant l’importance de ne pas se laisser distancer au moment de la publication dans le Journal du dimanche d’un sondage Ifop confirmant que rien n’est joué entre les prétendants de la majorité tous placés derrière, mais non loin, de la socialiste Anne Hidalgo en terme d’intentions de vote. 

La liste de La République en marche obtiendrait ainsi 22% des voix si elle était menée par Benjamin Griveaux et 20% en cas de candidature de Cédric Villani ou de Mounir Mahjoubi.

Deux candidats au CV fourni - prestigieuse médaille Fields pour l’un, longue expérience syndicale pour l’autre - bien décidés à défendre leurs chances, comme ils l’ont fait savoir lors d’une réunion organisée la semaine dernière autour du délégué général de LaRem Stanislas Guérini.

Ce dernier leur a confirmé qu’une commission d’investiture serait mise en place pour désigner le poulain tout en écartant l’idée, un temps envisagée, d’une primaire dans un parti présidentiel dont une partie des militants réclame d’être directement consultée. 

Désormais libéré de ses obligations gouvernementales, Benjamin Griveaux va pouvoir aligner des arguments et travailler sur son image, durcie par le rôle de “bouclier” conféré par le porte-parolat dans une équipe où il comptait des soutiens, comme la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa, et des collègues plus critiques, à commencer par Mounir Mahjoubi, au profil plus marqué à gauche que lui. 

Les appétits s’aiguisent dans la capitale, où Anne Hidalgo multiplie les interventions pour défendre son bilan critiqué sur de nombreux thèmes, de la saleté au logement en passant par la circulation. 

A droite, l’ancienne ministre Rachida Dati s’est dite intéressée, se plaçant de fait en concurrence avec la maire LR du Ve arrondissement, Florence Berthout.

Parallèlement aux partis traditionnels, deux francs-tireurs tentent leur chance en solo : le député centriste Pierre-Yves Bournazel et l’ancien conseiller de François Hollande Gaspard Gantzer, qui a créé son mouvement “Parisiennes, Parisiens” à l’automne dernier. 

Crédités d’environ 4% des voix dans le sondage JDD, tous deux espèrent profiter des bouleversements de l’échiquier politique pour percer le moment venu et créer la surprise. Comme le fit, il y a trois ans, un certain Emmanuel Macron. 

Elizabeth Pineau, édité par Caroline Pailliez

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