March 23, 2019 / 12:38 PM / 7 months ago

Grande America: premiers oiseaux couverts de mazout

BORDEAUX (Reuters) - Deux oiseaux souillés par des hydrocarbures provenant du Grande America, le cargo italien qui a fait naufrage dans le golfe de Gascogne, ont été découverts mardi et mercredi dans les Landes et dans les Pyrénées-Atlantiques, indiquent samedi les préfectures concernées.

Le premier oiseau, un Fou de Bassan, a été découvert mort sur la plage d’Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) mardi dernier. Il a été acheminé vers le centre de soins de la faune sauvage Hegalaldia à Ustaritz.

Le deuxième, un Grand Labbe, a été trouvé vivant sur la plage de Messanges dans les Landes. Il a été pris en charge par le centre de soins de la faune sauvage Alca Torda à Pouydesseaux.

“Des prélèvements ont été réalisés sur ces deux oiseaux et communiqués pour analyse au Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE) (...). Le résultat des analyses montre que le polluant provient du fioul du navire Grande America”, indique le communiqué des deux préfectures.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy s’est entretenu vendredi avec Allain Bougrain-Dubourg, le président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) sur “les moyens qui pourraient être déployés par la LPO pour faire face à un afflux d’oiseaux mazoutés”, précise le communiqué.

Le Grande America, un cargo italien de 214 mètres de long, a sombré par 4.600 mètres de fonds le 12 mars à 330 kilomètres au large des côtes françaises.

Le navire qui transportait près de 2.100 véhicules et 365 conteneurs, dont 45 répertoriés comme contenant des matières dangereuses, avait près de 2.400 tonnes de fioul de propulsion dans ses soutes.

Des opérations de lutte anti-pollution sont en cours à hauteur du naufrage et bénéficient de bonnes conditions météorologiques. Une seule nappe de polluants s’est formée et a légèrement dérivé mais se trouve encore loin des côtes.

Selon la préfecture maritime de l’Atlantique, il n’existe aucun risque de voir les hydrocarbures toucher les côtes avant une dizaine de jours.

Claude Canellas, édité par Caroline Pailliez

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