March 23, 2019 / 11:53 AM / 6 months ago

Accord entre Rome et Pékin sur les "nouvelles routes de la soie"

Le président chinois Xi Jinping avec le Premier ministre italien Giuseppe Conte. L'Italie est devenue samedi le premier membre du groupe du G7 à s'associer au projet chinois d'infrastructures dit des "nouvelles routes de la soie". /Photo prise le 23 mars 2019/REUTERS/Yara Nardi

ROME (Reuters) - L’Italie est devenue samedi le premier membre du groupe du G7 à s’associer au projet chinois d’infrastructures dit des “nouvelles routes de la soie” en dépit de l’hostilité manifestée par les partenaires occidentaux de Rome.

Le gouvernement italien espère que la signature de ce protocole d’accord pourra contribuer à raviver l’économie transalpine.

Le président chinois, Xi Jinping, et ses hôtes italiens ont également signé une dizaine d’accords. Le vice-président du Conseil italien Luigi Di Maio a indiqué par la suite que ces contrats représentaient un montant de 2,5 milliards d’euros, et que leur valeur pourrait, potentiellement, grimper à l’avenir jusqu’à 20 milliards d’euros.

Le vice-président du Conseil, qui a dit espérer une forte augmentation des exportations italiennes vers la Chine dans les années à venir, a assuré que Rome ne voulait en rien nuire à ses partenaires occidentaux mais se devait de penser “à l’Italie d’abord”.

L’accord sur les “nouvelles routes de la soie” ne fait pas l’unanimité au sein de la coalition de gouvernement italienne: l’autre vice-président du Conseil, Matteo Salvini, chef de file de la Ligue (extrême droite), met en garde contre le risque d’une “colonisation” des marchés italiens par la Chine.

Matteo Salvini n’a d’ailleurs pas rencontré Xi Jinping au cours de sa visite à Rome et avait préféré ne pas être présent au dîner d’Etat donné en l’honneur du dirigeant chinois vendredi soir.

Di Maio, qui dirige le Mouvement 5 étoiles (M5S, anti-système), estime que l’Italie ne fait là qu’essayer de rattraper son retard sur l’Allemagne ou la France en matière d’exportations vers la Chine.

A l’issue d’entretiens avec le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, et Luigi Di Maio dans la matinée, Xi Jinping s’est rendu samedi après-midi en avion à Palerme, en Sicile, pour une visite à caractère privé.

Il doit, de là, repartir dimanche pour Monte Carlo, et terminer sa tournée européenne par la France, où il aura mardi matin des entretiens avec Emmanuel Macron, avec la chancelière allemande, Angela Merkel, ainsi qu’avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Giselda Vagnoni, Nicolas Delame et Eric Faye pour le service français

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