March 21, 2019 / 7:40 PM / 8 months ago

Les Chantiers de l'Atlantique lancent leur propre école

SAINT-NAZAIRE, Loire-Atlantique (Reuters) - Les chantiers navals de Saint-Nazaire ont lancé jeudi la campagne de recrutement de leur future « école » interne afin de pallier leurs difficultés de recrutement alors que le carnet de commandes est plein pour les dix ans à venir.

Les chantiers navals de Saint-Nazaire ont lancé jeudi la campagne de recrutement de leur future « école » interne afin de pallier leurs difficultés de recrutement alors que le carnet de commandes est plein pour les dix ans à venir. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé

Cette « Ecole Chantiers de l’Atlantique », qui ouvrira à l’automne prochain, ambitionne de recruter dix stagiaires la première année, puis « une cinquantaine » par an à l’horizon 2022. Elle représente un investissement de l’ordre de 1 million d’euros pour l’entreprise, selon son directeur général.

“Dans certains métiers, on ne trouve plus de formation qui nous soit bien adaptée”, a expliqué jeudi Laurent Castaing lors d’une conférence de presse.

“L’école doit nous permettre d’accueillir des gens de n’importe quel âge et de n’importe quelle formation initiale, alors que les organismes de formation sont plus restrictifs sur ces critères-là”, a-t-il précisé.

Les Chantiers de l’Atlantique ambitionnent ainsi de recruter en CDI « 80 à 90 % » de leurs stagiaires, qu’ils formeront dans le cadre de contrats par alternance.

Encadrés par des salariés de l’entreprise, ils seront titulaires non pas d’un diplôme maison, mais d’un diplôme reconnu dans la branche. Ceux-ci seront spécialisés dans les métiers de « charpentier métaux », « soudeur » et « tuyauteur ».

“On souhaite capitaliser sur notre nom et notre image de marque pour recruter de nouveaux candidats », explique Tony Filleau, le responsable de la future « Ecole Chantiers de l’Atlantique ».

Marion Crouzet, titulaire d’une licence en commerce international, a ainsi fait une candidature spontanée en mai 2018 pour devenir « superviseure de travaux » d’entreprises sous-traitantes.

“Ce qui m’intéressait le plus dans ma formation initiale, c’était le contact humain et les langues étrangères », souligne cette jeune femme de 30 ans. « Or, aujourd’hui, je parle anglais avec l’armateur et les sous-traitants quasiment tous les jours. »

L’ouverture de ce centre de formation intervient alors que l’entreprise multiplie déjà les salons de l’emploi, « job datings » et autres « afterwork » pour recruter de nouveaux salariés. Elle en compte à ce jour 3.100, et entend en recruter encore « 300 en CDI » cette année.

Guillaume Frouin, édité par Sophie Louet

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