March 20, 2019 / 12:12 PM / 7 months ago

Un remaniement à l'ampleur inconnue imminent

PARIS (Reuters) - La tête de liste de la République en marche (LaRem) pour les élections européennes du 26 mai sera connue “dans les prochains jours”, a-t-on appris mercredi dans l’entourage du directeur de campagne Stéphane Séjourné, et avec cette désignation se profile l’imminence d’un remaniement à l’ampleur inconnue.

La tête de liste de la République en marche (LaRem) pour les élections européennes du 26 mai sera connue "dans les prochains jours", a-t-on appris mercredi dans l'entourage du directeur de campagne Stéphane Séjourné (photo), et avec cette désignation se profile l'imminence d'un remaniement à l'ampleur inconnue. /Photo prise le 11 November 2018/REUTERS/Ludovic Marin

Dans ce qui sera le premier test électoral d’Emmanuel Macron depuis son arrivée à l’Elysée, la procédure d’investiture au sein de LaRem aura lieu avant le meeting du parti prévu le 30 mars à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis),

“La tête de liste sera désignée avant le meeting, ça c’est sûr, donc dans les prochains jours effectivement”, dit-on dans l’entourage de Stéphane Séjourné, tout en démentant la date de lundi évoquée par Le Figaro dans son édition de mercredi.

Selon le quotidien, la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau, qui a fait acte de candidature, devrait être investie lundi soir lors de la réunion hebdomadaire du bureau exécutif de LaRem qui se tiendra en huis clos au siège.

Une fois investie, la numéro deux du Quai d’Orsay quitterait, selon Le Figaro, “dans la seconde” ses fonctions dans le cadre d’un remaniement qui interviendrait “dès mardi”. Contacté par Reuters, l’Elysée a refusé de faire des “commentaires sur les rumeurs de presse”.

La règle tacite qui s’applique depuis 2017 et qui veut qu’un ministre démissionne du gouvernement dès lors qu’il entre activement en campagne électorale est toujours en vigueur, a-t-on dans le même temps précisé.

INCONNUE SUR L’AMPLEUR DU REMANIEMENT

LaRem, qui est créditée dans les sondages entre 20 et 25% des intentions de vote, au coude-à-coude avec le Rassemblement national, peut espérer remporter une petite vingtaine de sièges au Parlement européen à l’issue des élections.

Contrairement à ses principaux adversaires - RN, Les Républicains et La France insoumise - qui ont déjà dévoilé leur jeu, le parti présidentiel a choisi de maintenir le suspense quant au contenu de sa liste et a opté pour une campagne courte.

Un temps pressentie, la ministre de la Santé et des Solidarités Agnès Buzyn a finalement confirmé dimanche qu’elle ne serait pas candidate à l’investiture, trois jours après la sortie - surprise - de Nathalie Loiseau à la fin d’un débat télévisé avec Marine Le Pen.

Au-delà du départ de la ministre des Affaires européennes, le remaniement pourrait également concerner des ministres en lice pour les municipales de 2020, au premier rang desquels le secrétaire d’Etat au Numérique Mounir Mahjoubi et le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

“J’ai dit à maintes reprises que je dirais le choix qui est le mien au printemps”, a dit ce dernier sur RTL mercredi. “C’est le printemps depuis quelques heures. Mais je vais vous dire que la patience est aussi une qualité en politique.”

A la question de savoir s’il souhaitait, en cas de candidature, quitter le gouvernement le plus rapidement possible, il a botté en touche, estimant que ce serait l’objet “de conversations que je réserve au Premier ministre et au président de la République.”

RÉUNION JEUDI SUR LES MUNICIPALES

Au sein de LaRem, les discussions vont bon train quant au mode de désignation du candidat à Paris, ville que le parti présidentiel espère remporter, alors que certains refusent de conférer à Benjamin Griveaux le statut de favori.

Autre membre du gouvernement potentiellement sur le départ, le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, n’a pas caché pour sa part son désir de briguer l’hôtel de ville de Tourcoing (Nord), où il se rend presque chaque week-end.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a quant à lui écarté à plusieurs reprises l’idée d’une candidature à Paris.

Si une partie de la majorité ne voit aucune raison de remplacer à Matignon ce loyal metteur en scène de la geste présidentielle, d’autres pensent que cela dépendra des conclusions tirées du “grand débat” organisé en réponse à la crise des “Gilets jaunes”, en matière fiscale notamment.

Une réunion des candidats putatifs LaRem aux élections municipales à Paris est prévue jeudi avant une commission d’investiture pour les départager en avril selon le délégué général du parti Stanislas Guerini.

Elizabeth Pineau et Marine Pennetier, avec Simon Carraud, édité par Yves Clarisse

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