March 18, 2019 / 12:08 PM / 7 months ago

Poirson "énervée" par un vote de l'Assemblée sur les pesticides

La secrétaire d'Etat à la Transition écologique, Brune Poirson, a fustigé lundi une mesure votée à l'Assemblée nationale repoussant de trois ans l'interdiction de la production de certains pesticides potentiellement nocifs. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes

PARIS (Reuters) - La secrétaire d’Etat à la Transition écologique, Brune Poirson, a fustigé lundi une mesure votée à l’Assemblée nationale, avec le soutien de son gouvernement, repoussant de trois ans l’interdiction de la production de certains pesticides potentiellement nocifs.

Les députés ont approuvé vendredi un amendement au projet de loi Pacte sur les entreprises qui interdit la fabrication de produits phytopharmaceutiques interdits à la vente dans l’Union européenne, mais seulement en 2025, avec des dérogations possibles au-delà de cette date.

La législation actuelle prévoit une interdiction en 2022, une échéance introduite dans le cadre de la loi sur l’agriculture et l’alimentation définitivement adoptée à l’Assemblée en octobre dernier.

L’amendement à la loi Pacte, déposé par le président de la commission des affaires économiques, Roland Lescure, a reçu un avis favorable du gouvernement.

“C’est une décision qui s’explique mais c’est une décision que je regrette”, a réagi lundi Brune Poirson sur Europe 1. “Ça m’énerve parce que c’est encore ce point noir-là que toutes nos oppositions vont utiliser pour faire croire qu’on ne fait rien sur les questions climatiques en France.”

“Or nous faisons énormément”, a-t-elle ajouté.

Vingt-sept députés ont voté en faveur de cet amendement - contre trois et sept abstentions - que la majorité a présenté comme un compromis avec le Sénat où l’interdiction avait été purement et simplement supprimée.

Vendredi, la présidente de la commission du développement durable, Barbara Pompili (La République en marche), a déploré cette option, qui revient à défaire partiellement ce que l’Assemblée a elle-même voté il y a cinq mois.

Les opposants à l’interdiction invoquent notamment le risque de délocalisation de la production des pesticides en question et donc des effets néfastes sur l’emploi.

Simon Carraud, édité par Yves Clarisse

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