March 17, 2019 / 5:09 PM / in 5 months

Gilets jaunes: Des mesures de maintien de l'ordre présentées lundi à Macron

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre Edouard Philippe présentera lundi des propositions relatives au maintien de l’ordre dans les manifestations après des “dysfonctionnements” constatés samedi lors de la 18e journée de mobilisation des “Gilets jaunes” à Paris, a annoncé dimanche Matignon.

Le Premier ministre Edouard Philippe présentera lundi des propositions relatives au maintien de l'ordre dans les manifestations après des "dysfonctionnements" constatés samedi lors de la 18e journée de mobilisation des "Gilets jaunes" à Paris. /Photo prise le 16 mars 2019/REUTERS/Philippe Wojazer

Une réunion s’est tenue en urgence dimanche après-midi autour du chef du gouvernement avec la ministre de la Justice Nicole Belloubet, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d’Etat Laurent Nunez pour faire le point après les violences et les dégâts matériels de samedi sur les Champs-Elysées, l’artère commerciale la plus célèbre de la capitale.

Une soixantaine de manifestants ont été blessés ainsi que 29 membres des forces de l’ordre, a précisé la préfecture de police de la capitale.

A l’issue des incidents, 250 personnes ont été placées en garde à vue, dont 21 mineurs, selon le parquet de Paris.

“L’analyse des événements d’hier a mis en évidence des insuffisances (...) qui n’ont pas permis de contenir les violences et de prévenir les agissements des casseurs” malgré un dispositif déjà modifié après les violences du 1er décembre, indique Matignon dans un communiqué.

“Afin de tirer toutes les conséquences de ces dysfonctionnements, le Premier ministre présentera demain au président de la République les mesures d’adaptation nécessaires de la doctrine d’emploi des forces de l’ordre, ainsi que les décisions permettant de s’assurer à tout moment de la fermeté de son exécution”, ajoute le communiqué.

Les mesures présentées à Emmanuel Macron seront rendues publiques “rapidement”, est-il précisé.

Des entretiens sont prévus lundi à 11h30 entre Emmanuel Macron, Edouard Philippe, Nicole Belloubet, Christophe Castaner et Laurent Nunez, annonce l’Elysée publié dimanche soir.

NOUVELLES DÉGRADATIONS

Le chef de l’opposition de droite, Laurent Wauquiez propose pour sa part dans un communiqué publié dimanche d’assigner à résidence “les éléments les plus violents pour les empêcher de manifester” et la dissolution “des groupuscules les plus violents qui constituent les noyaux durs des manifestations”.

Les sénateurs ont annoncé de leur côté leur intention d’interroger Christophe Castaner ainsi que le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, mardi après-midi.

Les commissions des lois et des affaires économiques du Sénat précisent dans un communiqué qu’”au vu de ces événements d’une réelle gravité”, elles entendront les deux ministres “sur les moyens mis en place face aux troubles et “sur les conséquences de ces nouvelles dégradations sur la situation du commerce et l’attractivité économique de notre pays”.

Elles prévoient aussi de convoquer d’autres personnalités dont les noms ne sont pas précisés.

Les propositions que doit annoncer Edouard Philippe devraient être complémentaires de celles de la loi dite “anticasseurs” adoptée mardi dernier par le Parlement mais qui, pour entrer en vigueur, doit d’abord être validée par le Conseil constitutionnel.

La loi “visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations” comporte un certain nombre de dispositions prêtant à controverse, notamment la possibilité d’interdire administrativement à une personne de manifester ou la création d’un nouveau délit de dissimulation volontaire du visage passible d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende.

“Quand on arrive avec un sac à dos plein d’armes, on devrait être en mesure d’arrêter des gens et de les punir. Aujourd’hui, ce n’est pas possible. Cette loi est absolument nécessaire”, a estimé Agnès Buzyn lors de l’émission “Le Grand jury” organisée par RTL, Le Figaro et LCI.

Elle a souligné la difficulté d’appréhender les casseurs qui arrivent par petits groupes de cinq ou six personnes et par des chemins très divers sur un lieu de manifestation.

Danielle Rouquié avec Emmanuel Jarry, Jean-Baptiste Vey et Simon Carraud, édité par Jean-Stéphane Brosse

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