March 15, 2019 / 10:49 AM / 5 months ago

Philippe espère éviter une déception post-grand débat

PARIS (Reuters) - Edouard Philippe s’est dit vendredi soucieux d’éviter une déception de la population française, alors que le “grand débat national” lancé pour répondre à la crise des “Gilets jaunes” entre dans une phase de “digestion”.

Edouard Philippe s'est dit vendredi soucieux d'éviter une déception de la population française, alors que le "grand débat national" lancé pour répondre à la crise des "Gilets jaunes" entre dans une phase de "digestion". /Photo prise 11 décembre 2018/ REUTERS/Charles Platiau

Invité sur Europe 1, le Premier ministre a multiplié les messages de prudence, expliquant qu’il ne pouvait pas dès à présent dire ce que le gouvernement retiendrait des semaines de débats organisés dans toute la France.

“Il y a une phase de digestion : il faut qu’on entende, qu’on exploite, qu’on mette sur la table tout ce qui a été dit, les accents toniques qui ont été dits dans ce débat, et ça prend un petit peu de temps”, a déclaré le chef du gouvernement.

La déception, “elle est évitable, l’objectif ça n’est pas du tout d’être dans le déceptif”, a-t-il poursuivi, avant d’ajouter : “il y a beaucoup d’attentes qui sont formulées, ça veut dire que c’est difficile de répondre immédiatement à toutes ces attentes”.

Edouard Philippe s’est dit prêt à examiner la possibilité de réindexer les retraites sur l’inflation en 2020, en particulier les petites retraites (), mais il a souligné que la situation des finances publiques imposait des “choix”.

Les éventuelles baisses de prélèvements ou nouvelles dépenses doivent poser la question de ce à quoi les citoyens sont prêts à renoncer, a-t-il ajouté, en confirmant que sa volonté était de plutôt baisser les prélèvements que de les augmenter en réformant l’IFI ou l’impôt sur le revenu.

Le Premier ministre a une nouvelle fois souligné “l’importance qui a été affirmée d’une association, d’une participation des citoyens à la prise de décision publique et ça reste à inventer”.

Après cette première phase du “grand débat”, qui s’est traduite par 10.000 réunions, 1,4 million de contributions en ligne et 16.000 “cahiers de doléances”, l’exercice va se prolonger sous la forme de 14 “conférences thématiques”.

Les sept premières auront lieu ce vendredi et samedi à Paris, Poitiers, Rouen, Lille, Orléans, Marseille et Lyon, les autres les 22 et 23 mars à Rennes, Toulouse, Aix-en-Provence, Strasbourg, Ajaccio, Dijon et Nantes.

Une conférence citoyenne nationale dédiée aux 18-25 ans sera parallèlement organisée à Aix-en-Provence les 22 et 23 mars, toujours autour des quatre thèmes retenus (transition écologique, fiscalité-dépenses publiques, démocratie citoyenneté, organisation de l’Etat et services publics).

Suivront ensuite une discussion sans vote à l’Assemblée nationale les 2 et 3 avril, un débat et un discours du Premier ministre le 9 avril, préludes à la phase des choix politiques qui s’annoncent décisifs pour le reste du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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